La fable de l'IA et de la Photographie
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La fable de l'IA et de la Photographie

Envoyé par Nestor Burma 
Re: La fable de l'IA et de la Photographie
mardi 10 avril 2018 20:33:34
Zoran écrivait:
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> 2/ Ma question :
> Existe t-il selon vous un nombre d'images fini ?

Non, la capture c'est qu'une partie de l'image ...
Re: La fable de l'IA et de la Photographie
mardi 10 avril 2018 20:58:14
Nestor Burma écrivait:
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> Zoran écrivait:
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> > 2/ Ma question :
> > Existe t-il selon vous un nombre d'images fini
> ?
>
> Non, la capture c'est qu'une partie de l'image ...


Oui mais a condition que l'autre partie soit active : le regard, ce qui actuellement fait le plus défaut. Une image sans regard ... le triomphe de l'IA.
Re: La fable de l'IA et de la Photographie
mardi 10 avril 2018 21:01:45
Zoran écrivait:
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> Nestor Burma écrivait:
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> > Zoran écrivait:
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> > > 2/ Ma question :
> > > Existe t-il selon vous un nombre d'images
> fini
> > ?
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> > Non, la capture c'est qu'une partie de l'image
> ...
>
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> Oui mais a condition que l'autre partie soit
> active : le regard, ce qui actuellement fait le
> plus défaut. Une image sans regard ... le
> triomphe de l'IA.

Yesssssssssssssss

Mais avant le regard,
Il y a le tirage,
C'est sûr que dans notre contexte sublimissime généralisé,
C'est totalement désuet,
Mais le tirage, le média, ce n'est pas rien ....
Re: La fable de l'IA et de la Photographie
mardi 10 avril 2018 21:07:41
Nestor Burma écrivait:
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> Zoran écrivait:
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> > Nestor Burma écrivait:
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> > > Zoran écrivait:
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> > > > 2/ Ma question :
> > > > Existe t-il selon vous un nombre d'images
> > fini
> > > ?
> > >
> > > Non, la capture c'est qu'une partie de
> l'image
> > ...
> >
> >
> > Oui mais a condition que l'autre partie soit
> > active : le regard, ce qui actuellement fait le
> > plus défaut. Une image sans regard ... le
> > triomphe de l'IA.
>
> Yesssssssssssssss
>
> Mais avant le regard,
> Il y a le tirage,
> C'est sûr que dans notre contexte sublimissime
> généralisé,
> C'est totalement désuet,
> Mais le tirage, le média, ce n'est pas rien ....


L'expérience de l'image matérielle, oui c'est parfaitement valide même pour happy few.
Re: La fable de l'IA et de la Photographie
mardi 10 avril 2018 21:09:32
Regard sur le tirage et regard sur le monde.
Ça en fait au moins deux.

.
Re: La fable de l'IA et de la Photographie
mardi 10 avril 2018 22:40:42
> Existe t-il selon vous un nombre d'images fini ?

Oui, bien sur, le nombre d'images qu'un capteur de 20 mega-pixels, par exemple, peut encoder est fini mais ce nombre est plus qu'astronomique. En effet, on encode une image sur 48 bits par pixels (c'est bien moins en pratique mais soyons larges) fois 20 millions. Ce qui donne en encodage sur environ 1 milliard de bits. Le nombre de combinaisons (d'images possibles) est 2 a la puissance de ce nombre. C'est l'explosion combinatoire !

Par ailleurs, je ne pense pas être pessimiste. Mon avis est qu'il faut s’intéresser a l'IA et aux algorithmes sans exagérer en disant qu'on va tout résoudre avec ça, ce qui a toujours été le discours des industries "émergentes" et qui est complètement faux et sans évacuer en disant que ce sont des trucs débiles car ce n'est pas vrai non plus. Car de toutes façons même si on rejette l'IA et les algorithmes, ils vont s'occuper de nous, qu'on le veuille ou non.

Pour ce qui est de l'IA et de la photographie ou de la création artistique, ça permet de se poser des questions intéressantes sur sa propre création photographique, l'influence de ceux qui regardent et jugent et de nous pousser vers ce qui est le plus essentiel. C'est peut être ce qui s'est produit pour les peintres au XIX siècle avec l’arrivée de la photographie. Ça n'a pas conduit au désenchantement, au contraire. Pour ma part je serai ravi qu'un jour, un drone autonome fasse des photos de bords de mer en pose longue qui finiraient en tete d'un grand concours photo. Je pense qu'on en est pas loin :-)
Re: La fable de l'IA et de la Photographie
mardi 10 avril 2018 23:05:58
PhR écrivait:
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> > Existe t-il selon vous un nombre d'images fini
> ?
>
> Oui, bien sur, le nombre d'images qu'un capteur de
> 20 mega-pixels, par exemple, peut encoder est fini
> mais ce nombre est plus qu'astronomique. En effet,
> on encode une image sur 48 bits par pixels (c'est
> bien moins en pratique mais soyons larges) fois 20
> millions. Ce qui donne en encodage sur environ 1
> milliard de bits. Le nombre de combinaisons
> (d'images possibles) est 2 a la puissance de ce
> nombre. C'est l'explosion combinatoire !

L'explosion à l'échelle humaine qui est déjà dépassée, ce sont uniquement des machines qui peuvent gérer de tels nombres.

> Par ailleurs, je ne pense pas être pessimiste.
> Mon avis est qu'il faut s’intéresser a l'IA et
> aux algorithmes sans exagérer en disant qu'on va
> tout résoudre avec ça, ce qui a toujours été
> le discours des industries "émergentes" et qui
> est complètement faux et sans évacuer en disant
> que ce sont des trucs débiles car ce n'est pas
> vrai non plus. Car de toutes façons même si on
> rejette l'IA et les algorithmes, ils vont
> s'occuper de nous, qu'on le veuille ou non.

Et c'est peut être ici, et dans l'absence de choix qu'Hawking avait raison.

> Pour ce qui est de l'IA et de la photographie ou
> de la création artistique, ça permet de se poser
> des questions intéressantes sur sa propre
> création photographique, l'influence de ceux qui
> regardent et jugent et de nous pousser vers ce qui
> est le plus essentiel. C'est peut être ce qui
> s'est produit pour les peintres au XIX siècle
> avec l’arrivée de la photographie. Ça n'a pas
> conduit au désenchantement, au contraire. Pour ma
> part je serai ravi qu'un jour, un drone autonome
> fasse des photos de bords de mer en pose longue
> qui finiraient en tete d'un grand concours photo.
> Je pense qu'on en est pas loin :-)


Entre le drone ou plus largement la machine on change de paradigme, ce n'est pas tellement comparable à la situation entre les peintres et photographes du XIX ième qui était une lutte d'individus qui avaient entre les mains des mediums différents.
La production de pensée en image peut peut être se résumer en une somme de point sur un écran ou une feuille de papier, lire et interpréter est l'autre étape autrement plus compliquée. L'IA est grand public, elle satisfait un marché avide d'automatisations, quand elle sort du marché comme l'expérience Deeper Blue, elle produit un désenchantement spectaculaire : aujourd'hui le grand nombre ne s'intéresse plus aux échecs, le jeu est "mort". Le désenchantement n'est qu'une conséquence de la perte de substance d'intérêt, où l'on découvre objectivement que son "aura" était une illusion.
On peut sûrement étendre cela à la littérature, à la musique etc. Hawking avait donc raison.



Modifié 2 fois. Dernière modification le 10/04/18 23:12 par Zoran.
Re: La fable de l'IA et de la Photographie
mercredi 11 avril 2018 03:06:56
Bonjour,

Pour rebondir sur la question de Zoran,
Mathématiquement il existe un nombre fini d'images capturées numériquement.

La réponse mathématique est théorique, celle qui est intéressante est ce que l'on regarde. Sinon on s'approche d'un déterminisme technologique. Par exemple, on voit des images qui nous apparaissent identiques peut être différentes mathématiquement. Simplement parce que ces différences ne sont pas perçues.

C'est pour cela que je m'intéresse d'abord à ce que l'IA pourrait nous apporter dans l'expérience plus que dans la théorie.

Que ce soit l'IA ou les OGM, si on ne s'occupe pas de la technique c'est le marché qui va le faire à notre place et nous déposséder de tout choix de manière plus ou moins importante.

Concernant l'interprétation de l'image, c'est toute la différence pour le moment entre ce que l'IA peut faire faire à une machine et ce qu'un humain peut faire. Les machines d'après ma petite connaissance du sujet ne sont pas capables d'interpréter des images en lien avec leurs émotions. L’empathie, la joie, le plaisir, ne sont pas des capacités autonomes que développent les machines.

Savoir lire ou interpréter une image pour dire qu'elle respecte des règles de géométrie de construction à 70% par rapport à un lot d'images des 100 premières photos les plus chères du monde, ou des premiers prix des World Press Photo est possible selon des critères que l’IA peut elle même définir.
Les conclusions tirées par l’IA peuvent se rapprocher d’une certaine description savante de l’image mais ne recouvre pas tout ce que l’humain produit lorsqu’il regarde une image (plaisir, désir de regarder plus longtemps l’image, parler à un autre de cette image pour en partager quelque chose… l’envie de faire ou pas des images, )

Oui ce n'est pas la même chose que la question peinture/photo du XIX mais c’est le même type de question qui se posesnt les usagers photo numérique / photo numérique AI ou photo analogique / photonumérique ou photo analogique / photon numérique AI … Une question est posée par rapport à un degrès d’automatisme et le rapport que l’on peut avoir par rapport à ce degrès d’automatisme. C’est en cela que l’on retrouve ces rapports entre liberté choix automatisme et éventuellement art.

et je suis d'accord la machine ne joue pas, la machine calcule et résoud.
Re: La fable de l'IA et de la Photographie
mercredi 11 avril 2018 09:32:32
J'aime bien l'idée que l'intelligence de l'IA soit liée à une sorte de contresens issu de différences entre l'anglais et le français, c'est intéressant.

Mais pour l'image, il faut faire la même chose. Le terme Image fait partie d'un monde de la perception, cela ne concerne pas les ordinateurs, pas plus que les algorithmes ...

Donc OK il y a un grand nombre de capture possible avec un capteur numérique, un grand nombre de fichier, mais le nombre de fichier est plus grand que le nombre d'image "native", autant un fichier sur 48 bits c'est possible, autant une image sur 48 bits cela n'existe pas, une image c'est 8 bits ...

Ensuite notre fichier qui n'est pas encore une image, doit être tiré, sur un écran, un papier, un format, un procédé, et chaque fichier image peut génerer une infinité d'images physiques qui se combinent avec une infinité de regards.

Ensuite comme le dit Romain, on peut très bien cataloguer des images avec des algorithmes, un mode question réponse, mais cela ne concerne que des fichiers ...
Re: La fable de l'IA et de la Photographie
vendredi 13 avril 2018 11:04:30
Nestor Burma écrivait:
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> J'aime bien l'idée que l'intelligence de l'IA
> soit liée à une sorte de contresens issu de
> différences entre l'anglais et le français,
> c'est intéressant.
>
> Mais pour l'image, il faut faire la même chose.
> Le terme Image fait partie d'un monde de la
> perception, cela ne concerne pas les ordinateurs,
> pas plus que les algorithmes ...
>
> Donc OK il y a un grand nombre de capture possible
> avec un capteur numérique, un grand nombre de
> fichier, mais le nombre de fichier est plus grand
> que le nombre d'image "native", autant un fichier
> sur 48 bits c'est possible, autant une image sur
> 48 bits cela n'existe pas, une image c'est 8 bits
> ...
>
> Ensuite notre fichier qui n'est pas encore une
> image, doit être tiré, sur un écran, un papier,
> un format, un procédé, et chaque fichier image
> peut génerer une infinité d'images physiques qui
> se combinent avec une infinité de regards.
>
> Ensuite comme le dit Romain, on peut très bien
> cataloguer des images avec des algorithmes, un
> mode question réponse, mais cela ne concerne que
> des fichiers ...

Oui c'est de l'ingénierie pure, et je me demande quelle excitation il peut y avoir à contempler des pans entiers de compétences se faire laminer par la technologie.
Le numérique a détruit beaucoup d'emplois et fermé des secteurs entiers d'activités de l'image, mais là on passe a une autre échelle.
Au delà de la photographie, les profs de Sorbonne préparent les étudiants en droit niveau master à la disparition de certaines profession comme celle d'avocat pour les 20 prochaines années. Des expériences de substitution sont en cours aux Etats Unis où des systèmes IA compilent toute la jurisprudence qu'ils ciblent et trient de façon très pertinente, mais rendent des conclusions qui ne le sont pas moins. Les profs philosophent en disant que le travail est de moins en moins nécessaire à la marche du monde. Le problème c'est qu'il n'y aucun programme pour remplacer le travail et permettre aux individus de subvenir à leurs besoins. Il est simplement demandé de croire en un futur (technologique) radieux.
Re: La fable de l'IA et de la Photographie
vendredi 13 avril 2018 22:37:58
Pour les métiers d'un éventuel "futur (technologique) radieux", quelques idées dans cette série: [www.imdb.com]
Re: La fable de l'IA et de la Photographie
samedi 14 avril 2018 09:40:27
<<Oui c'est de l'ingénierie pure, et je me demande quelle excitation il peut y avoir à contempler des pans entiers de compétences se faire laminer par la technologie.

Oui et non, le progrès, si cela existe, a toujours un prix.
Cette technologie a beaucoup d'avantage, des avantages qui nous conviennent et nous font vivre dans le plus grand confort ...

<<Le numérique a détruit beaucoup d'emplois et fermé des secteurs entiers d'activités de l'image, mais là on passe a une autre échelle.

Le numérique opère des transferts, de compétence, d'emploi, de flux, de fric, de bénéficiaires ...

<<Au delà de la photographie, les profs de Sorbonne préparent les étudiants en droit niveau master à la disparition de certaines profession comme celle d'avocat pour les 20 prochaines années. Des expériences de substitution sont en cours aux Etats Unis où des systèmes IA compilent toute la jurisprudence qu'ils ciblent et trient de façon très pertinente, mais rendent des conclusions qui ne le sont pas moins.

La fin du travail n'est pas un problème, il faut juste réinventer autre chose

<<Les profs philosophent en disant que le travail est de moins en moins nécessaire à la marche du monde.

Absolument, mais c'est souvent parce qu'ils n'ont pas l'imagination d'inventer la suite ...

<<Le problème c'est qu'il n'y aucun programme pour remplacer le travail et permettre aux individus de subvenir à leurs besoins. Il est simplement demandé de croire en un futur (technologique) radieux.

L'imagination, il n'y a que cela de vrai, c'est la seule et unique solution. Mais dans une société du confort, ce n'est pas simple, elle se limite souvent à choisir les options d'une nouvelle voiture ...
Pour ce qui est de la photographie, l'imagination n'est pas très bien représentée, juste de tristes figures, des refrains connus, et une soumission aux machines.
Ce n'est pas nouveau, mais les machines ont beaucoup changé ...
Re: La fable de l'IA et de la Photographie
samedi 14 avril 2018 09:55:24
Nestor Burma écrivait:
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une soumission aux machines.


Le faiseur d'image qui compte sur la machine pour pallier son indigence d'imagination est un mort en sursis.
On le voit ici ou là; quand l'"artiste" en remet des couches pour que son "oeuvre" ressemble à quelque chose.

Dons mon job c'est kif kif.
Si tu t'installes en régie et que tu demandes à la machine de trouver l'effet qui va bien, tu passes la journée à rien foutre et tu n'as rien résolu.

C'est le bonhomme qui soumet la machine, pas le contraire.
L'image doit sortir de toi et de nulle part ailleurs, la machine n'étant que facilitatrice.

.
Re: La fable de l'IA et de la Photographie
samedi 14 avril 2018 10:36:22
Le travail a toujours été une contrainte, et depuis la nuit des temps, l'homme a essayé de s'en affranchir.

Le problème n'est pas la disparition du travail, mais la répartition des richesses. Et là, c'est loin d'être gagné.

On l'a vu avec le passage aux 35 heures.

En 2018, on devrait être au 24 heures maximum, avec les heures sup non payées...

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Re: La fable de l'IA et de la Photographie
samedi 14 avril 2018 10:42:54
Ioury écrivait:
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> Le travail a toujours été une contrainte, et
> depuis la nuit des temps, l'homme a essayé de
> s'en affranchir.

L'homme a d'abord inventer le travail, pour finalement essayer de s'en détourner ;-)

> Le problème n'est pas la disparition du travail,
> mais la répartition des richesses. Et là, c'est
> loin d'être gagné.

C'est juste une question de pédagogie et de volonté ...

> On l'a vu avec le passage aux 35 heures.

Ce truc sans importance qui ne concerne que certains salariés, juste un truc dérisoire

> En 2018, on devrait être au 24 heures maximum,
> avec les heures sup non payées...

Chacun peut s'organiser comme il le souhaite, si tu veux travailler 24h/semaine, c'est possible, écoute Jerry Rubin "do it"
Re: La fable de l'IA et de la Photographie
samedi 14 avril 2018 10:52:19
Non, je parle de travailler 24 h pour partager le travail restant, en ayant une vie décente.
Les boulots les plus pénibles sont souvent les moins bien payés., et pas sûr que l'employeur accepte le passage au 24h payées 40...

Pour ma part, le 01 mai 2018, cela fera 33 ans que je ne travaille plus.

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Re: La fable de l'IA et de la Photographie
samedi 14 avril 2018 10:58:23
Ioury écrivait:
-------------------------------------------------------
> Non, je parle de travailler 24 h pour partager le
> travail restant, en ayant une vie décente.

C'est quoi une vie décente ?

> Les boulots les plus pénibles sont souvent les
> moins bien payés., et pas sûr que l'employeur
> accepte le passage au 24h payées 40...

Faut pas lui demander

> Pour ma part, le 01 mai 2018, cela fera 33 ans que
> je ne travaille plus.

Je ne sais pas bien si j'ai travaillé un jour ...
Re: La fable de l'IA et de la Photographie
samedi 14 avril 2018 11:15:55
Moi qui avais exactement un an quand le premier "calculateur programmable" a craché son premier calcul, et qui 20 ans plus tard ai appris à "programmer des calculs" en "leur" faisant avaler des cartes perforées, tout ça m'énerve ! (et ne me rajeunit pas).

En France, on a été les premiers (et d'ailleurs les seuls) à inventer des mots pour dire que ces machines ne servaient pas qu'à faire des calculs : le mot "informatique" science du traitement d'informations, le mot "ordinateur" pour signifier que ces machines servaient en toute généralité à ordonner des choses diverses (pas seulement des nombres).

Or à présent que ça devrait être évident pour tout le monde que les ordinateurs ne font plus que marginalement et de manière invisible des "calculs" au sens premier (ils traitent des images, des sons, des textes, des "données", etc.), au lieu de dire informatique, on dit numérique ; et on invente de nouveaux concepts (parce que les anciens sont devenus des gros mots ? "c'est la faute à l'ordinateur...") ou peut-être plutôt pour flouter la compréhension de ces notions par de la pédanterie ?

Le dernier truc à la mode, c'est "l'intelligence artificielle", pour désigner tout simplement ce qu'on appelait naguère "programme" ou (autre invention linguistique française) "logiciel". En réalité, c'est le premier journaliste à qui on a montré (en 1949) le premier "calculateur programmable", qui a fait ce contre-sens historique en parlant dans son article de "cerveau électronique". Donc, la fable "intelligence artificielle", elle date !

L'autre contre-sens à la mode c'est "l'algorithme", pour remplacer les notions simples et bien comprises de "programme" ou de "logiciel" : en effet, un algorithme n'est qu'une "méthode" qui peut n'avoir rien d'informatique (par exemple quand vous posez une addition, une soustraction, une multiplication, une division, vous utilisez des algorithmes que vous avez appris à l'école primaire - les plus forts connaissent aussi l'algorithme d'extraction des racines carrées). Par opposition, un programme est une suite d'instructions écrites dans un des langages compris par les ordinateurs, et un logiciel est l'objet concret de cette compréhension (qu'on peut "lancer" pour que l'ordinateur nous fournisse les résultats escomptés).

La dernière fois que je me suis énervé, c'est en écoutant une interview du "matheux en marche" sur Arte. Peut-être qu'il nous prenait pour des cons (c'est l'hypothèse la plus flatteuse que je trouve, pour lui).

Polka
Re: La fable de l'IA et de la Photographie
samedi 14 avril 2018 11:29:43
<<L'autre contre-sens à la mode c'est "l'algorithme", pour remplacer les notions simples et bien comprises de "programme" ou de "logiciel" :

Le logiciel est composé de programmes qui utilisent des Algorithmes, c'est pourtant simple ...

Pour les images, certe non, sur le plan stricto sensus, le logiciel ne traite que des fichiers, des tableaux de chiffres, l'image est un terme associé à la perception, cela ne concerne pas les ordinateurs.
Re: La fable de l'IA et de la Photographie
samedi 14 avril 2018 11:40:50
Je pensais avoir été clair ?

Polka
Re: La fable de l'IA et de la Photographie
samedi 14 avril 2018 11:44:51
polka écrivait:
-------------------------------------------------------
> Je pensais avoir été clair ?

Tout dépend du sens que vous donnez à ce qualificatif ...
Re: La fable de l'IA et de la Photographie
samedi 14 avril 2018 13:07:33
Bon, vous m'y obligez, ça n'intéressera pas forcément grand monde, voici une anecdote :

A l'Ecole Centrale de Lyon en 1969 on venait de toucher un "ordinateur" tout neuf (un gros bouzin dans une salle de 6m sur 8m, climatisée et accessible à la seule opératrice), auquel on faisait avaler nos programmes sous forme de cartes perforées. Abonné à Scientific American, j'avais entendu parler d'un "algorithme" récemment inventé (en 1965) par deux mathématiciens (Cooley et Tukey), qui promettait une accélération incroyable des calculs classiques de transformées de Fourier. Avec un copain, on a décidé de se renseigner sur cet algorithme et d'essayer de le programmer. Pas facile à l'époque, il ne suffisait pas de demander à GOGOL, il fallait par une bibliothèque demander l'envoi d'une publication (papier), etc.

On a fini par recevoir la littérature (très récente) qui décrivait cet "algorithme", on a fini par le comprendre et on s'est mis à écrire le "programme" (en FORTRAN), puis à le donner à compiler à notre machine pour obtenir un "logiciel" exécutable. Tout fiers, on l'a fait marcher devant notre prof d'informatique, et ça avait l'air de bien se passer avec les cas test qu'on avait. Et le gain de temps était impressionnant par rapport à l'algorithme classique directement issu de la définition de la transformée de Fourier. Mais notre prof nous a demandé d'ajouter un cas test de sinusoïde amortie, et là à notre grande honte, on s'est aperçu qu'on avait interverti la transformée de Fourier directe et inverse (un simple PLUS au lieu d'un MOINS dans le programme). Ca a bien faire rire notre prof, mais il était quand même assez content de notre travaiL.

Ca illustre bien la nuance entre "algorithme", "programme" et "logiciel" ? C'est mieux quand on utilise des mots de leur donner leur vrai sens plutôt qu'un sens flou à la mode.

Autre anecdote amusante qui ne m'est pas personnelle mais que j'ai trouvée sur Internet :

Quand ils on commencé à programmer leur ordinateur (L'EDSAC) en juin 1949, leur premiers programmes consistaient à imprimer une table de carrés et de cubes. Mais quand l'un d'eux a voulu écrire son premier programme sérieux (la résolution d'une équation différencielle simple, l'équation d'Airy), il a noté dans son journal que la programmation ferait beaucoup de bien à ses mollets ; en effet, l'ordinateur était au rez-de chaussée et la salle de programmation au troisième étage ; et vu le nombre d'allers-retours qu'il a été obligé de faire pour mettre au point ce premier programme moins simple qu'il ne l'imaginait...

A+ Polka
Re: La fable de l'IA et de la Photographie
samedi 14 avril 2018 14:20:23
Nestor Burma écrivait:
-------------------------------------------------------

> L'imagination, il n'y a que cela de vrai, c'est la
> seule et unique solution.

OK, on est dans l'air du temps.

Question : Le salarié n'a pas de travail ?
Réponse : l'auto-entrepreunariat, qu'il devienne son propre employeur.

Question : L'entreprise ne veut plus payer de charges et rechigne à embaucher ?
Réponse : l'auto-entrepreunariat, avec transferts des charges vers le salarié.

Question : L'employé à des problèmes face aux mutations technologiques ?
Réponse : Qu'il se démerde avec son " imagination ".

Résultat : aucun projet de société, destruction des protections sociales, individualisme. Ca ressemble franchement à du libéralisme sauvage.

Un peu de lecture sur les transferts de risques vers les employés :
[www.francetvinfo.fr]
Re: La fable de l'IA et de la Photographie
samedi 14 avril 2018 14:34:44
Zoran écrivait:
-------------------------------------------------------
> Nestor Burma écrivait:
> --------------------------------------------------
> -----
>
> > L'imagination, il n'y a que cela de vrai, c'est
> la
> > seule et unique solution.
>
> OK, on est dans l'air du temps.
>
> Question : Le salarié n'a pas de travail ?
> Réponse : l'auto-entrepreunariat, qu'il devienne
> son propre employeur.
>
> Question : L'entreprise ne veut plus payer de
> charges et rechigne à embaucher ?
> Réponse : l'auto-entrepreunariat, avec transferts
> des charges vers le salarié.
>
> Question : L'employé à des problèmes face aux
> mutations technologiques ?
> Réponse : Qu'il se démerde avec son "
> imagination ".
>
> Résultat : aucun projet de société, destruction
> des protections sociales, individualisme. Ca
> ressemble franchement à du libéralisme sauvage.
>
> Un peu de lecture sur les transferts de risques
> vers les employés :
> [www.francetvinfo.fr]
> ew-eco/pour-leconomiste-patrick-artus-la-descente-
> en-gamme-des-emplois-est-impressionnante_2668168.h
> tml

L'imagination, l'invention, ce n'est pas la servilité, il y a d'autres pistes ...
Re: La fable de l'IA et de la Photographie
samedi 14 avril 2018 14:35:56
polka écrivait:
-------------------------------------------------------
> Bon, vous m'y obligez, ça n'intéressera pas
> forcément grand monde, voici une anecdote :
>
> A l'Ecole Centrale de Lyon en 1969 on venait de
> toucher un "ordinateur" tout neuf (un gros bouzin
> dans une salle de 6m sur 8m, climatisée et
> accessible à la seule opératrice), auquel on
> faisait avaler nos programmes sous forme de cartes
> perforées. Abonné à Scientific American,
> j'avais entendu parler d'un "algorithme"
> récemment inventé (en 1965) par deux
> mathématiciens (Cooley et Tukey), qui promettait
> une accélération incroyable des calculs
> classiques de transformées de Fourier. Avec un
> copain, on a décidé de se renseigner sur cet
> algorithme et d'essayer de le programmer. Pas
> facile à l'époque, il ne suffisait pas de
> demander à GOGOL, il fallait par une
> bibliothèque demander l'envoi d'une publication
> (papier), etc.
>
> On a fini par recevoir la littérature (très
> récente) qui décrivait cet "algorithme", on a
> fini par le comprendre et on s'est mis à écrire
> le "programme" (en FORTRAN), puis à le donner à
> compiler à notre machine pour obtenir un
> "logiciel" exécutable. Tout fiers, on l'a fait
> marcher devant notre prof d'informatique, et ça
> avait l'air de bien se passer avec les cas test
> qu'on avait. Et le gain de temps était
> impressionnant par rapport à l'algorithme
> classique directement issu de la définition de la
> transformée de Fourier. Mais notre prof nous a
> demandé d'ajouter un cas test de sinusoïde
> amortie, et là à notre grande honte, on s'est
> aperçu qu'on avait interverti la transformée de
> Fourier directe et inverse (un simple PLUS au lieu
> d'un MOINS dans le programme). Ca a bien faire
> rire notre prof, mais il était quand même assez
> content de notre travaiL.
>
> Ca illustre bien la nuance entre "algorithme",
> "programme" et "logiciel" ? C'est mieux quand on
> utilise des mots de leur donner leur vrai sens
> plutôt qu'un sens flou à la mode.
>
> Autre anecdote amusante qui ne m'est pas
> personnelle mais que j'ai trouvée sur Internet :
>
> Quand ils on commencé à programmer leur
> ordinateur (L'EDSAC) en juin 1949, leur premiers
> programmes consistaient à imprimer une table de
> carrés et de cubes. Mais quand l'un d'eux a voulu
> écrire son premier programme sérieux (la
> résolution d'une équation différencielle
> simple, l'équation d'Airy), il a noté dans son
> journal que la programmation ferait beaucoup de
> bien à ses mollets ; en effet, l'ordinateur
> était au rez-de chaussée et la salle de
> programmation au troisième étage ; et vu le
> nombre d'allers-retours qu'il a été obligé de
> faire pour mettre au point ce premier programme
> moins simple qu'il ne l'imaginait...

Ok, mais on reste l'anecdote, vous semblez échapper totalement aux principes ...
Re: La fable de l'IA et de la Photographie
samedi 14 avril 2018 18:37:57
Julie, la caissière du Super U à qui le gendarme Arnaud Beltrame a sauvé la vie :
Mariée et mère d’une petite fille de deux ans et demi, Julie habite à proximité de Carcassonne. Elle est diplômée d'une école d'ingénieur en qualité, sécurité et environnement, mais après avoir perdu son emploi précédent, elle a pris un poste d'hôtesse de caisse depuis un an au Super U de Trèbes. (citation de "la Dépèche"). Encore une anecdote ! (tragique).

Mais pourquoi une ingénieure (qui plus est dans des spécialités en principe porteuses d'avenir) est-elle de nos jours contrainte d'accepter un travail de caissière de super marché pour gagner sa vie ?

Parce qu'en France depuis vingt ans, on a bradé nos industries ; d'abord sous prétexte que l'avenir n'était plus là mais dans les "services" "innovants" (etc. pourquoi pas ?) et ensuite (jusqu'aujourd'hui) en prétendant que ce qui allait sauver la France, ce seraient les TPE (très petites entreprises - autrefois dénommés artisans - qui travaillent avec quelques ouvriers et apprentis).

Mais dites-moi : quel plombier (par exemple) irait embaucher une ingénieure pour ses compétences en qualité-sécurité-environnement ? Les ingénieurs (quelles que soient leurs compétences) trouvent leurs postes principalement dans les grandes entreprises : dans la sidérurgie qu'on a vendue aux Indiens, dans les constructions navales cédées aux Italiens, chez Alsthom dépecé et vendu par moitiés aux Américains et aux Allemands, etc. la liste est longue.

Je connais bien l'ingénieur (bac plus huit) responsable de la qualité du combustible nucléaire de nos centrales chez Areva. On ne fabrique déjà plus nous-mêmes les turbines et alternateurs qui vont avec (Alsthom) et bientôt on larguera aussi le reste. Mais que les écolo-cons ne se réjouissent pas trop vite : nos prochaines centrales nucléaires (et le combustible qu'on met dedans) devinez-quoi ? On les achètera aux Chinois (EDF et Areva le savent déjà).

Et nos ingénieurs continueront de plus belle à faire caissière (ou manutenssionnaires) dans nos super marchés.

Alors, vos délires sur les "principes" l'imagination, l'intelligence artificielle, le numérique, la société 2.0*... permettez que je m'en tape.

Polka

* Note : les logiciels version 2.0 sont réputés comme étant souvent les plus mauvais de leur gamme
Re: La fable de l'IA et de la Photographie
samedi 14 avril 2018 18:55:00
polka écrivait:
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> Julie, la caissière du Super U à qui le gendarme
> Arnaud Beltrame a sauvé la vie :
> Mariée et mère d’une petite fille de deux ans
> et demi, Julie habite à proximité de
> Carcassonne. Elle est diplômée d'une école
> d'ingénieur en qualité, sécurité et
> environnement, mais après avoir perdu son emploi
> précédent, elle a pris un poste d'hôtesse de
> caisse depuis un an au Super U de Trèbes.
> (citation de "la Dépèche"). Encore une anecdote
> ! (tragique).
>
> Mais pourquoi une ingénieure (qui plus est dans
> des spécialités en principe porteuses d'avenir)
> est-elle de nos jours contrainte d'accepter un
> travail de caissière de super marché pour gagner
> sa vie ?
>
> Parce qu'en France depuis vingt ans, on a bradé
> nos industries ; d'abord sous prétexte que
> l'avenir n'était plus là mais dans les
> "services" "innovants" (etc. pourquoi pas ?) et
> ensuite (jusqu'aujourd'hui) en prétendant que ce
> qui allait sauver la France, ce seraient les TPE
> (très petites entreprises - autrefois dénommés
> artisans - qui travaillent avec quelques ouvriers
> et apprentis).
>
> Mais dites-moi : quel plombier (par exemple) irait
> embaucher une ingénieure pour ses compétences en
> qualité-sécurité-environnement ? Les
> ingénieurs (quelles que soient leurs
> compétences) trouvent leurs postes principalement
> dans les grandes entreprises : dans la sidérurgie
> qu'on a vendue aux Indiens, dans les constructions
> navales cédées aux Italiens, chez Alsthom
> dépecé et vendu par moitiés aux Américains et
> aux Allemands, etc. la liste est longue.
>
> Je connais bien l'ingénieur (bac plus huit)
> responsable de la qualité du combustible
> nucléaire de nos centrales chez Areva. On ne
> fabrique déjà plus nous-mêmes les turbines et
> alternateurs qui vont avec (Alsthom) et bientôt
> on larguera aussi le reste. Mais que les
> écolo-cons ne se réjouissent pas trop vite : nos
> prochaines centrales nucléaires (et le
> combustible qu'on met dedans) devinez-quoi ? On
> les achètera aux Chinois (EDF et Areva le savent
> déjà).
>
> Et nos ingénieurs continueront de plus belle à
> faire caissière (ou manutenssionnaires) dans nos
> super marchés.
>
> Alors, vos délires sur les "principes"
> l'imagination, l'intelligence artificielle, le
> numérique, la société 2.0*... permettez que je
> m'en tape.
>
> Polka
>
> * Note : les logiciels version 2.0 sont réputés
> comme étant souvent les plus mauvais de leur
> gamme

Vous partez perdant, donc vous ne gagnerez jamais ...
Sur le plan industriel, une question : comment se fait-il que notre pays reste le territoire de quelques No 01 mondial et un bon paquet dans le top 10 ?
Et sur le plan d'une vie personnelle, les principes et l'imagination restent les seules force vives dont nous disposons facilement, pour peu que l'on s'en donne la peine.

Pour la problématique de l'IA en photographie, c'est juste une intrusion industriel dans un monde artisanal, je ne ferais pas de pari sur qui gagne quoi.
Pour le moment, l'avalanche du numérique dans le monde de l'image séduit surtout les acheteurs, et leurs méthodes barbares, mais sur le fond les changements sont moins évidents ...
Re: La fable de l'IA et de la Photographie
samedi 14 avril 2018 19:55:38
polka écrivait:
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> Julie, la caissière du Super U à qui le gendarme
> Arnaud Beltrame a sauvé la vie :
> Mariée et mère d’une petite fille de deux ans
> et demi, Julie habite à proximité de
> Carcassonne. Elle est diplômée d'une école
> d'ingénieur en qualité, sécurité et
> environnement, mais après avoir perdu son emploi
> précédent, elle a pris un poste d'hôtesse de
> caisse depuis un an au Super U de Trèbes.
> (citation de "la Dépèche"). Encore une anecdote
> ! (tragique).
>
> Mais pourquoi une ingénieure (qui plus est dans
> des spécialités en principe porteuses d'avenir)
> est-elle de nos jours contrainte d'accepter un
> travail de caissière de super marché pour gagner
> sa vie ?
>
> Parce qu'en France depuis vingt ans, on a bradé
> nos industries ; d'abord sous prétexte que
> l'avenir n'était plus là mais dans les
> "services" "innovants" (etc. pourquoi pas ?) et
> ensuite (jusqu'aujourd'hui) en prétendant que ce
> qui allait sauver la France, ce seraient les TPE
> (très petites entreprises - autrefois dénommés
> artisans - qui travaillent avec quelques ouvriers
> et apprentis).
>
> Mais dites-moi : quel plombier (par exemple) irait
> embaucher une ingénieure pour ses compétences en
> qualité-sécurité-environnement ? Les
> ingénieurs (quelles que soient leurs
> compétences) trouvent leurs postes principalement
> dans les grandes entreprises : dans la sidérurgie
> qu'on a vendue aux Indiens, dans les constructions
> navales cédées aux Italiens, chez Alsthom
> dépecé et vendu par moitiés aux Américains et
> aux Allemands, etc. la liste est longue.
>
> Je connais bien l'ingénieur (bac plus huit)
> responsable de la qualité du combustible
> nucléaire de nos centrales chez Areva. On ne
> fabrique déjà plus nous-mêmes les turbines et
> alternateurs qui vont avec (Alsthom) et bientôt
> on larguera aussi le reste. Mais que les
> écolo-cons ne se réjouissent pas trop vite : nos
> prochaines centrales nucléaires (et le
> combustible qu'on met dedans) devinez-quoi ? On
> les achètera aux Chinois (EDF et Areva le savent
> déjà).
>
> Et nos ingénieurs continueront de plus belle à
> faire caissière (ou manutenssionnaires) dans nos
> super marchés.
>
> Alors, vos délires sur les "principes"
> l'imagination, l'intelligence artificielle, le
> numérique, la société 2.0*... permettez que je
> m'en tape.
>
> Polka
>
> * Note : les logiciels version 2.0 sont réputés
> comme étant souvent les plus mauvais de leur
> gamme


LA France, depuis pas mal de décennies a choisi le "tout financier" au détriment de l'innovation et de l'industrie.

Si les Etats-Unis taxent l'acier chinois, les perdants seront les travailleurs français et dans une moindre mesure, européens
Nos capitalistes" perdrons quelques plumes, mais bien peu.
Leur argent travaille en Chine (Cf, par exemple, Vallourec qui utilise les aides étatiques pour construire une super aciérie en Chine et ferme ses sites de production en France.)

Et ce n'est pas notre "président" et sa cour qui vont changer les choses...

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Re: La fable de l'IA et de la Photographie
samedi 14 avril 2018 20:03:59
<<LA France, depuis pas mal de décennies a choisi le "tout financier" au détriment de l'innovation et de l'industrie.

C'est un peu court comme généralité,
On fabrique encore des tas de trucs sur le territoire Français,
Mais le marché français est assez faible, il est donc logique de localiser des usines dans les zones proches des marchés.

Ce qui est hallucinant c'est qu'un pays tant décrié, décadent, impuissant, dépassé, reste la 6ème puissance mondiale, mais si l'on mesure le moral du plouc de base on descend en place 250 !!!
Re: La fable de l'IA et de la Photographie
samedi 14 avril 2018 21:37:26
Nestor Burma écrivait:
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> <<LA France, depuis pas mal de décennies a choisi
> le "tout financier" au détriment de l'innovation
> et de l'industrie.
>
> C'est un peu court comme généralité,
> On fabrique encore des tas de trucs sur le
> territoire Français,
> Mais le marché français est assez faible, il est
> donc logique de localiser des usines dans les
> zones proches des marchés

OK.
Mais quoi ?
Ce qui ne peut pas être transporté pour être consommé, quelques produits de luxe qui enrichissent les actionnaires mais ne créent pas beaucoup de postes de travail, des produits subventionnées directement ou indirectement....
>
> Ce qui est hallucinant c'est qu'un pays tant
> décrié, décadent, impuissant, dépassé, reste
> la 6ème puissance mondiale, mais si l'on mesure
> le moral du plouc de base on descend en place 250
> !!!.

Encore un concept qui ne veut rien dire.
Il y a une réalité économique et une réalité humaine et sociale.

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