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Envoyé par airV 
présentation airV
mercredi 5 septembre 2018 15:49:18
Bonjour à tous,


J’ai sollicité votre aide à propos de mon projet de randonnée itinérante avec une chambre sur les chemins de Compostelle
Vous avez été très nombreux à me répondre, et outre les précieux avis qui me sont donnés, cette participation est très stimulante pour mener à bien ce projet.

J’ai démarré cela un peu de manière abrupte sans prendre la peine de me présenter et d’exposer un tant soit peu ce que pouvait être mon rapport à la photographie.

J’ouvre ce fil afin de remédier à cela.

Architecte, par ma formation initiale, j’ai commencé à m’intéresser à la photographie
en tant qu’un des champs disciplinaires connexes au travers desquels j’ai développé
une réflexion sur la conception du projet. Cette approche de la conception
s’étant développée autour de la notion de « regards », la photographie a naturellement
pris une place grandissante au fil des ans dans le processus créatif, au point de
devenir mon activité de conception principale, maintenant que j’ai arrêté de pratiquer pour me consacrer à l’enseignement du projet architectural.

Vers la fin de mes études d'architecture, alors que je tentais de m'approprier les
connaissances inculquées, j'ai commencé à me questionner sur le sens «d’être architecte». Ces interrogations m'ont conduit à saisir l'idée et à avancer l'hypothèse qu'au
delà de l'exercice d'un métier ou d'une profession, «être architecte» relevait davantage
d'un «état», d'une manière d'être au monde. Simple supposition au départ, cette pensée
s'est muée en conviction au cours des années. A mes yeux, être architecte signifie
une manière d'aborder le monde extérieur, le regarder, y être réceptif et de vivre en
fonction de cela.
Cet état conditionne mes regards sur le monde extérieur et impressionne la manière dont je tente d'en rendre compte ; dans l’architecture bien sûr, mais aussi dans mes autres modes d'expression comme l'écriture ou la photographie.
J'ai développé une approche de la conception autour de la notion de « regards"qui sont des explorations hors-champ d’oeuvres plastiques, littéraires ou musicales.

Recentrée sur mon activité photographique, cette notion de regard retrouve un
sens plus usuel, mais excède toutefois le champ de la photographie pour s’étendre
d’une manière plus générale à la notion de “point de vue”.
Ma production photographique serait fondamentalement différente si au lieu de
savoirs et savoirs-faire acquis pour pratiquer l'architecture, j'étais nourri de notions pour exercer en tant que photographe ou cinéaste.
En parallèle à ces notions de « Regards », j’étudie la figure du Ravissement comme
un élément hétérogène et perturbateur d’une modélisation du processus de la conception
architecturale. Il s’agit de rechercher et d’examiner les similitudes entre ravissement
et intuition dans un point de départ du processus de création qui touche le
concepteur plus ou moins à son insu.

Mon activité photographique s’est développée au travers de la réalisations de séries, qui sont peut-être davantage à considérer comme des périodes du fait qu’elles semblent graviter autour des mêmes préoccupations.
Certaines périodes sont beaucoup plus abouties que d’autres.

Une activité de reportage de concerts avec certaines photos publiées dans des journaux ou revues (New York Times, Magic, FrancoFans, Rolling Stones…) ou sur des sites d’artistes (Fred Pallen, Diane Cluck, …). J’ai aujourd’hui mis un terme à cette activité pour diverses raisons, dont l’une est l’aspect chronophage. J’ai tiré de cette activité une série de photos qui se démarquent de l’aspect «live» pour tendre vers le portrait. Pour ces quelques photos j’avais en tête les photos de jazz des années 50 et 60 prises durant les sessions. Dans cet esprit et de manière archétypale, je les ai produites, en N&B dans un recadrage carré, et j’ai titré la série : «Jazz session».

En parallèle au reportage de concerts, j’ai travaillé la série : «Regards sur expositions». Il s’agit d’instantanés dans lesquels je cherchais à saisir un moment particulier entre les œuvres, la scénographie et le public dans une géométrie de situation. Toutefois certaines photos n’intègrent pas la présence humaine. Si j’ai mis volontairement un terme à l’activité de photos de concerts, celle des photos d’expositions s’est mise en veille d’elle-même sans que ce soit l’objet d’une décision, signifiant par là qu’elles étaient bien liées et complémentaires un peu comme les 2 faces d’une même pièce.

Alors que cette période concerts-exposition s’achevait, j’ai commencé la série que je trouve la plus aboutie pour l’instant : «Portraits d’édicules». C’est plus ou moins à ce moment là qu’est née cette idée de randonner sur les chemins de Compostelle avec une chambre à raison d’une photo par jour.
Comme son titre l’indique, il s’agit dans cette série de portraiturer des édicules, ces petits édifices qu'on croise habituellement sur les routes et les chemins de campagne, mais également en ville. Ce ne sont pas des monuments,, mais de petites constructions dans lesquelles il est possible
d’entrer : oratoires, locaux techniques, arrêts de bus, abris agricoles, ou même
vespasiennes publiques. Une liste que je ne voulais pas figée préférant m’attacher aux
caractères déterminants de ces petites constructions.
Un travail qui, tout en se fondant sur certains principes signifiants du «style documentaire» ou de la «Nouvelle Objectivité», introduit des biais qui affichent des signes revendiquant la subjectivité.
Ce rapport que la démarche entretient entre le style documentaire et la subjectivité
rejoint par bien des aspects les travaux et réflexions que je mène sur les modélisations de la conception architecturale à des fins objectives qui seraient perturbées par des accidents émotionnels de l’ordre de l’intuition.
Une série de portraits, dans lesquels la neutralité n’est qu’apparente, mis en scène
pour rendre compte de l’édifice tel que je l'ai perçu dans son contexte, ou tel que je
l'ai imaginé alors qu'il m'interpellait.
la combinaison capteur-objectif-ouverture identique pour toute la série a été choisie (Hasselblad H4D-31 + 80mm à PO [f/2,8] et 100 ISO) pour obtenir cette image de portrait où l’édicule se détache nettement avec néanmoins la sensation de faire partie de l'environnement tant en arrière qu’en avant-plan. Je ne souhaitais pas un effet trop marqué qui risquait d’être caricatural (effet d'élévation collée sur un décor), d'autant que les édicules sont photographiés frontalement et n'ont pas de «volume».

Le ciel, la position dans le cadre, la saison, la lumière, étant au service de cette intention.

Au style documentaire appartiendraient : l’aspect sériel, la frontalité de la façade
principale, des ombres peu marquées ou encore l’emploi d’un seul couple capteur-objectif.

La subjectivité s’exprimerait par l’abandon de la netteté absolue, de celui de la recherche
d'une certaine neutralité des arrières-plans et des ciels au profit d’une complémentarité
avec l’édicule.

C’est un principe de subjectivité qui détermine le choix des édicules, dont l’insertion
dans la série est uniquement motivée par un sentiment de l’ordre de l’énamoration.
Je ne me suis donc pas astreint à un secteur géographique, à une fonction, à un
type, ou à ce qui se rapprocherait d’un travail de recensement.

Ce pouvoir attracteur est pour la plupart du temps fugace, nombre des édicules ont
été vus et ont capté mon attention alors que j'étais en voiture. Une vue fugitive qui
dans ma mémoire le place dans un environnement qui doit autant à sa situation qu'à
l'image que je m'en suis faite. Une fois l’édifice retrouvé, j'essaye de recréer mon souvenir
en le photographiant. Une confrontation qui ne fonctionne pas systématiquement
et parfois je dois abandonner.

Dans ces portraits d’édicules, il s'agit d'abord de retrouver un souvenir en face du
sujet qui l'a suscité puis de chercher le cadrage apte à rendre compte de cela. Il s’agit
d’une image aux caractères indistincts et vaporeux, fabriquée par la pensée alors que
j'étais attiré, que j'essaye de retrouver et de préciser en construisant une autre image.
L'ensemble du processus se passe dans l'illusion d'un tableau. J'emploie ce mot à dessein
me référant à Roland Barthes alors qu’il décrit le ravissement, tel une image impressionnée
dans la mémoire, et ses processus de reconstruction.

Les temps entre le moment où j'aperçois l'édicule et celui où je le photographie
sont très variables, de l’instantanéité à plusieurs mois. Les conditions de lumière, le
ciel, la saison et toutes ces ambiances qui concourent au pouvoir attracteur qui m’a,
d’une certaine manière, ravi, ne sont pas systématiquement celles que je vais rechercher
pour l’atmosphère du portrait, mais plutôt celles en conformité avec l’image, origine
du ravissement, qui s’est formée, et qui peuvent être complètement imaginaires.
Il n’est pas rare que je doive me rendre plusieurs fois sur les lieux jusqu’à ce que les
conditions, aptes à retranscrire l’image recherchée, soient réunies.
Le phénomène d’attraction est de l’ordre de l’immédiateté, mais la portraiture des
édicules s’inscrit dans une position d’attente après l’impulsion initiale, qui, dans un
déroulement réfléchi et construit, produit le protocole opératoire de la série.

Cette série devait faire l’objet d’une exposition, tout était sur les rails, les fichiers prêts à être envoyés chez le tireur et l’encadreur. Malheureusement cette expo n’a pas pu se faire. La galeriste a eu des soucis de santé durant les 2 mois précédents et n’aurait pu s’en occuper que très peu avant le vernissage et maintenant la galerie est définitivement fermée
J’avais fait une première série de 50 portraits d’édicules, dont les derniers datent d’il y a plus d’un an et depuis quelques semaines, j’ai fait quelques repérages et quelques photos afin de continuer cette série.

Toutes les photos ne sont pas encore en ligne, en voici quelques unes choisies parmi l’editing que j’avais fait avec la galeriste. Je les ai numérotées par ordre de production simplement par commodité.

Je mets les liens en espérant ne pas faire d’erreur dans leur écriture.
Normalement en cliquant une première fois on affiche la photo et en cliquant dans la photo on devrait l’avoir en pleine résolution.

Edicule #1 : Transformateur dans la campagne. Grand Millebrugge, France.


Edicule #3 : Oratoire en briques blanchies le long de la Pannekalsijde straat. De Panne, Belgique.

Edicule #8 : Oratoire en briques contre le mur d’enceinte du cimetière de Rosendael. France


Edicule #11 : Local technique sur la place Marlborough. Brighton, United Kingdom.


Edicule #12 : Local agricole près d’un cyprès le long de la D18, Domaine Rouquette. Marseillan, France.



Modifié 1 fois. Dernière modification le 05/09/18 15:52 par airV.
Re: présentation airV
mercredi 5 septembre 2018 20:04:08
Quelle méthode de mesure de la lumière avez-vous pratiquée pour cette série d'images ?
Re: présentation airV
mercredi 5 septembre 2018 20:38:11
J’ai utilisé le posemètre intégré du H4D-31.
Je n’ai pas de posemètre. Je viens juste de commander le Kenko 2200 en prévision du travail à la chambre.



Modifié 1 fois. Dernière modification le 05/09/18 20:42 par airV.
Re: présentation airV
jeudi 6 septembre 2018 14:22:19
Longue vie aux édicules ... !

(une petite remarque à prendre avec légèreté, certains édicules sont touchés par une imitation du fameux effet cornet de glace, sans doute le prix à payer pour l'usage d'un niveau approximatif) ...
Re: présentation airV
jeudi 6 septembre 2018 14:35:15
Nestor Burma écrivait:
-------------------------------------------------------
> Longue vie aux édicules ... !
>
> (une petite remarque à prendre avec légèreté,
> certains édicules sont touchés par une imitation
> du fameux effet cornet de glace, sans doute le
> prix à payer pour l'usage d'un niveau
> approximatif) ...

Merci pour eux :)

Par effet cornet de glace entendez-vous qu’ils penchent un peu ?
Re: présentation airV
jeudi 6 septembre 2018 14:44:16
airV écrivait:
-------------------------------------------------------
> Nestor Burma écrivait:
> --------------------------------------------------
> -----
> > Longue vie aux édicules ... !
> >
> > (une petite remarque à prendre avec
> légèreté,
> > certains édicules sont touchés par une
> imitation
> > du fameux effet cornet de glace, sans doute le
> > prix à payer pour l'usage d'un niveau
> > approximatif) ...
>
> Merci pour eux :)
>
> Par effet cornet de glace entendez-vous qu’ils
> penchent un peu ?

Non, l'effet cornet de glace se produit sur des décentrements extrêmes, quand visuellement on a l'impression que le bâtiment a la forme d'un cornet de glace.

Dans votre cas, les lignes verticales qui devraient être parallèles ont un point de convergence pas trop loin sous le sol du photographe.

Pour ces édicules, je crois que certains portent le nom de potal de l'autre côté des Ardennes ...
Re: présentation airV
jeudi 6 septembre 2018 16:02:53
Nestor Burma écrivait:
-------------------------------------------------------
> Non, l'effet cornet de glace se produit sur des
> décentrements extrêmes, quand visuellement on a
> l'impression que le bâtiment a la forme d'un
> cornet de glace.
>
> Dans votre cas, les lignes verticales qui
> devraient être parallèles ont un point de
> convergence pas trop loin sous le sol du
> photographe.

Donc dû à une contre-plongée ?
J’essaye de faire attention, mais toutes les photos sont prises à main levée, et je décadre par une petite rotation et non une translation...


> Pour ces édicules, je crois que certains portent
> le nom de potal de l'autre côté des Ardennes ...

Je ne connaissais pas cette appellation, je vais regarder.
Re: présentation airV
jeudi 6 septembre 2018 16:53:18
airV écrivait:
-------------------------------------------------------
> Nestor Burma écrivait:
> --------------------------------------------------
> -----
> > Non, l'effet cornet de glace se produit sur des
> > décentrements extrêmes, quand visuellement on
> a
> > l'impression que le bâtiment a la forme d'un
> > cornet de glace.
> >
> > Dans votre cas, les lignes verticales qui
> > devraient être parallèles ont un point de
> > convergence pas trop loin sous le sol du
> > photographe.
>
> Donc dû à une contre-plongée ?

Non, à une légère plongée intempestive

> J’essaye de faire attention, mais toutes les
> photos sont prises à main levée, et je décadre
> par une petite rotation et non une translation...

L'archi à la main, ce n'est pas toujours une bonne idée ...
Re: présentation airV
jeudi 6 septembre 2018 22:31:21
Nestor Burma écrivait:
-------------------------------------------------------

>
> L'archi à la main, ce n'est pas toujours une
> bonne idée ...

Je suis tout à fait d'accord
Toutefois je n'ai pas envisagé ces photos d'édicules comme des photo d'archi au sens strict.

Cela étant dans plus de la moitié des cas, je n'aurai pas pu travailler avec le pied.
Re: présentation airV
jeudi 6 septembre 2018 22:56:24
Quelques exemples supplémentaires


Cela semblait fonctionner, donc la photo est affichée en cliquant une première fois et on l’a en pleine résolution en cliquant une seconde fois


Edicule #14 : Oratoire en briques : "Benis ceux qui passent", le long de la D 948. Steenvoorde, France.



Edicule #15 : Oratoire en briques flanqué de deux pilastres blanchies dans la campagne dite «Pastor Veld’s». Winnezeele, France.



Edicule #16 : Oratoire recouvert de végétation* dans la campagne dite : «Wildeman Houck’s». Winnezeele, France.


* je ne pense pas qu’il s’agit de lierre. Si l’un de vous reconnait cette plante, je suis preneur.


Edicule #18 : Oratoire en briques blanchies le long de la Witte Straete. West-Cappel, France.


Edicule #19 : Oratoire blanc et bleu à l’angle de la route de Wylder’s et de la Witte Straete. Quaëdypre, France.



J’avais oublié la #9 la dernière fois


Edicule #9 : Vespasienne adossée au mur d’enceinte du Parc Gaspard Malo. Malo-les-bains, France.
Re: présentation airV
mardi 18 septembre 2018 18:43:37
Hello,

Dans un tout autre genre que les édicules, voici quelques photos de la série : Jazz Session.
Il s’agit de photos prises en concert, mais plus typées « portrait » que « live ».
l’ensemble de cette série est traitée de manière uniforme en recadrage carré et N&B en référence aux photos des sessions de jazz des 50’s et 60’s.

Le matériel de prise de vue est différent, je l’indique entre ( ) à la suite.
Pour répondre à la question sur la méthode de mesure de lumière utilisée que m’avait posée Luc Peiffer pour les édicules, comme pour toutes mes photos de concert, l’exposition est déterminée en mode manuel.


Un clic sur le lien pour afficher la photo et un 2ème pour la pleine résolution.


Ibrahim Maalouf au Tourcoing Jazz Festival : concert du Octobre 2014 au Théâtre Sebastopol, Lille (Sony A7s + Leica Apo-Elmarit-R 180mm f/2.8)



Aaron Goldberg au New Morning : concert du 24 Février 2015, Paris. (Sony a99 + Zeiss Planar 50mm f/1.4 ZA)



Michel Marre au Festival de Thau : concert du 16 juillet 2014 à l’abbaye de Valmagne, Villeveyrac. (Sony a99 + Zeiss Planar 85mm f/1.4 ZA)



Rodolphe Burger au Cafe de la Danse : concert du 16 October 2013, Paris. (Sony a99 + Zeiss Planar 85mm f/1.4 ZA)



Rokia Traore à Fiest'A Sete : concert du 8 août 2013 au Théâtre de la Mer, Sete. (Sony a99 + Zeiss Planar 85mm f/1.4 ZA)



Christophe Monniot au Studio Sextan - La Fonderie : concert du 30 Octobre 2015, Malakoff. (Sony a99 + Zeiss Planar 50mm f/1.4 ZA)



Hugh Coltman au Tourcoing Jazz Festival : concert du 17 Octobre 2015, Magic Mirror, Tourcoing. (Sony a7s + Zeiss Apo-sonnar T* 135mm f/2 ZF.2)


Pedro Soler à la Cathédrale Sainte-Croix des Armeniens : concert du 3 mai 2016, Paris. (Sony a7s + Zeiss Apo-sonnar T* 135mm f/2 ZF.2)





L’année qui s’est écoulée était une de mes période d’inhibition durant laquelle, j’ai beaucoup de mal à prendre des photos. A l’exception de cette petite série, commencée un peu par hasard en 2016 et qui continue aujourd’hui.
Le sujet est complètement différent. Je l’ai faite avec une référence littéraire en tête : « tentative d’épuisement d’un lieu parisien » (la place Saint-Sulpice) de Georges Perec et la curiosité d’une expérimentation : réaliser une tentative d’épuisement photographique d’un tout petit lieu : mon pied-à-terre parisien.

Par souci d’unité unité, j'ai utilisé la même optique le Zeiss C-Sonnar T* 50mm f/1.5 ZM (un 50mm car c'est sûrement la focale que j'ai le plus utilisée dans ma vie photo) que j’ai monté sur le a7s de préférence au M9 pour profiter de l’écran orientable afin d’avoir davantage de souplesse pour la visée.

La série continue et à ce jour j’ai retenu 18 photos.

J’ai posté la totalité de ces photos, margées de manière spécifique, dans un fil dédié sur un forum d’à coté (alphaDxD), et plutôt que de mettre des liens pour chaque photo, je renvoie directement au fil

Tentative d’épuisement de mon lieu parisien



hervé.



Modifié 1 fois. Dernière modification le 18/09/18 19:19 par airV.
Re: présentation airV
mardi 18 septembre 2018 19:01:09
Cette tentative d' épuisement épuise : tout le monde n'est pas G. Perec. Il est clair que le nombre de consultation décroit au fur et à mesure que l'on avance , seul le 1/5 des lecteurs arrive à la dernière image.
Re: présentation airV
mardi 18 septembre 2018 19:09:25
du fait de poster, je m'expose à la critique, c'est le jeu et je l'accepte.
Toutefois cela n'implique pas qu'il faille accepter n'importe quoi, votre remarque sur le nombre de consultations des images est complètement erronée et dénote votre méconnaissance de ce forum.
Le nombre de consultations augmente à chaque consultation du fil pour l'ensemble des photos et donc la différence correspond simplement à une différence temporelle des posts.



Modifié 4 fois. Dernière modification le 18/09/18 20:08 par airV.
Re: présentation airV
mercredi 19 septembre 2018 10:06:44
Oui, il faut accepter la critique , je l'accepte. je suis bien ignorant des techniques du (des ) forum(s) et des techniques contemporaines. J'ai trainé au bistrot de la Mairie , place St. Sulpice où s'installait Georges Perec pour écrire ( et que j'ai lu bien sûr ).
Dans les images de votre intérieur, je n'ai perçu que froideur , distance à la tentative d'épuisement , ne rien montré de soi qu'un masque anonyme.
Des photographies d'intérieur qui " parlent " ou m'ont parlé : Claude Batho , Eva Rubinstein , Kertesz , par exemple. Pas de verbiage, un effet de concentration, de la simplicité, une émotion présente , montrer la vie là où ne va pas et où se déroule : un intérieur intime.
Re: présentation airV
mercredi 19 septembre 2018 10:59:57
Cette tentative d' épuisement ...

... ne sera sans doute pas la ligne artistique directrice lors du futur voyage à pied dont il est question ici,
http://www.galerie-photo.info/forumgp/read.php?3,164709
Noirkappa (que je salue bien bas au passage) peut être rassuré (l'idée que quoi que ce soit sur notre forum puisse épuiser Noirkappa, a quelque chose de plus insupportable que ne peut l'être notre forum lui-même dans ses dérives épuisantes).

Parce que sur plusieurs centaines de kilomètres à pied (** note 1), un projet photographique Perecquien en grand format prendrait probablement un demi siècle.



(** note 1) Lourdement chargé de son matériel GF, le pélerin-photographe aujourd'hui indécis face aux chambres, et qui commencera son travail de chambre à Taizé, devra sur son long chemin faire très attention aux chutes nulles à pied.

E.B.



Modifié 1 fois. Dernière modification le 19/09/18 11:01 par Emmanuel Bigler.
Re: présentation airV
mercredi 19 septembre 2018 12:21:33
Un travail qui, tout en se fondant sur certains principes signifiants du «style documentaire» ou de la «Nouvelle Objectivité», introduit des biais qui affichent des signes revendiquant la subjectivité.

Je me demande ce que ça peut bien vouloir dire.

Au style documentaire appartiendraient : l’aspect sériel, la frontalité de la façade
principale, des ombres peu marquées ou encore l’emploi d’un seul couple capteur-objectif.
La subjectivité s’exprimerait par l’abandon de la netteté absolue, de celui de la recherche
d'une certaine neutralité des arrières-plans et des ciels au profit d’une complémentarité
avec l’édicule.


Vos photos donnent une sensation de vague, d'imprécision et de flottement.
Il n'y a pas de concurrence entre les fonds flous et l'objets nets qui équilibrerait vos images et que vous semblez rechercher, vos arrières plans sont d'un intérêt inégal ou inégalement traités (ce qui revient au même).



Modifié 1 fois. Dernière modification le 19/09/18 12:25 par Zoran.
Re: présentation airV
mercredi 19 septembre 2018 13:20:07
Noirkappa écrivait:
-------------------------------------------------------
> Dans les images de votre intérieur, je n'ai
> perçu que froideur , distance à la tentative
> d'épuisement , ne rien montré de soi qu'un
> masque anonyme.
> Des photographies d'intérieur qui " parlent " ou
> m'ont parlé : Claude Batho , Eva Rubinstein ,
> Kertesz , par exemple. Pas de verbiage, un effet
> de concentration, de la simplicité, une émotion
> présente , montrer la vie là où ne va pas et
> où se déroule : un intérieur intime.

Il s'agit d'attentes toutes personnelles à la fois quant à l'ambiance (ou les ambiances) d'un intérieur et la manière de le restituer; et difficile de répondre à cela. Ce sont les vôtres, tout simplement et à ce titre elles sont respectables.

Toutefois il ne s'agit pas de règles. Par exemple en quoi un intérieur (qui vous parait) froid, ne pourrait pas révéler l'intimité de quelqu'un ? et cela pour ne rester que dans l'aspect "habitat".

Pour rebondir sur votre remarque précédente, je n'ai aucunement cherché à faire du "Perec", désolé si cela a pu être compris comme cela, il s'agit plus simplement de quelque chose qui s'apparenterait au commentaire d'un texte aimé et qui utiliserait un autre média pour s'exprimer et qui serait aussi de l'ordre du jeu, du non sérieux, ce qui ne me semble pas infondé vis-à-vis de Perec.

Mon interprétation de ce texte semble aussi très différente de la votre, car justement j'y vois beaucoup de distance et de froideur, dans certaines descriptions qu'on peut facilement qualifier de clinique.

L'épuisement aussi peut être compris de diverses manières, il est vis à vis du lecteur, J'ai beau aimer ce texte, je n'ai jamais réussi à le lire en une seule fois malgré sa brièveté, je dois y revenir de 3 à 4 fois.

Il l'est vis-à-vis du lieu bien-sûr ou plutôt de sa tentative comme le titre l'indique et plus d'une fois l'aspect vain de cela est mentionné dans le texte.

épuisement aussi de l'auteur qui doit l'avouer à une ou deux reprises de manière explicite et qui l'exprime implicitement en d'autres occasions.

Quant à l'anonymat, c'est presque sur ce point que se termine l'essai, lorsque Georges Perec, en arrive à remarquer (est-ce une conclusion ?) que si on ne regarde que ces détails pendant une à deux minutes, on pourrait imaginer être à ( je cite) : Étampes, Bourges ou même à Vienne (Autriche) où il dit n’être jamais allé



Modifié 1 fois. Dernière modification le 19/09/18 13:45 par airV.
Re: présentation airV
mercredi 19 septembre 2018 13:23:21
Emmanuel Bigler écrivait:
-------------------------------------------------------
> Cette tentative d' épuisement ...
>
> ... ne sera sans doute pas la ligne artistique
> directrice lors du futur voyage à pied dont il
> est question ici,
> [url=http://www.galerie-photo.info/forumgp/read.ph
> p?3,164709]http://www.galerie-photo.info/forumgp/r
> ead.php?3,164709[/url]

Non c'est effectivement un ordre complètement différent, même si il y a une ou deux connexions.


> Parce que sur plusieurs centaines de kilomètres
> à pied (** note 1), un projet photographique
> Perecquien en grand format prendrait probablement
> un demi siècle.

au bas mot

>Lourdement chargé de son matériel
> GF, le pélerin-photographe aujourd'hui indécis face aux chambres

Je commence à l'être moins. Les choses se précisent :)


>et qui commencera son travail
> de chambre à Taizé,
Ma modeste culture religieuse ne me permet d'apprécier cela à sa juste valeur.



Modifié 1 fois. Dernière modification le 19/09/18 13:23 par airV.
Re: présentation airV
mercredi 19 septembre 2018 13:42:13
Zoran écrivait:
-------------------------------------------------------
> Un travail qui, tout en se fondant sur certains
> principes signifiants du «style documentaire» ou
> de la «Nouvelle Objectivité», introduit des
> biais qui affichent des signes revendiquant la
> subjectivité.

>
> Je me demande ce que ça peut bien vouloir dire.
>
> Au style documentaire appartiendraient :
> l’aspect sériel, la frontalité de la façade
> principale, des ombres peu marquées ou encore
> l’emploi d’un seul couple capteur-objectif.
> La subjectivité s’exprimerait par l’abandon
> de la netteté absolue, de celui de la recherche
> d'une certaine neutralité des arrières-plans et
> des ciels au profit d’une complémentarité
> avec l’édicule.


Bonjour,

Je pense que ce qui est exprimé est clair vis à vis de la référence au style dit "documentaire" et de la manière dont j'exprime une distance.
On peut bien sûr réfuter cela, mais il s'agit d'un autre débat qui n'est peut-être pas de l'ordre de la compréhension.

Si toutefois c'était le cas, cet entretien sur cette série vous donnera quelques éléments supplémentaires.

[www.alphadxd.fr]



> Vos photos donnent une sensation de vague,
> d'imprécision et de flottement.

On est dans la pure subjectivité, et je ne peux y répondre.
Je n'ai ni la prétention, ni d'ailleurs l'envie de plaire à tout un chacun.
j'ai des remarques à l'opposé qui contrebalancent la votre, ce qui me convient parfaitement

> Il n'y a pas de concurrence entre les fonds flous
> et l'objets nets qui équilibrerait vos images et
> que vous semblez rechercher,

Je pense que vous avez mal interpréter ce que je recherche, ce serait plutôt le contraire de ce que vous écrivez

> vos arrières plans
> sont d'un intérêt inégal ou inégalement
> traités (ce qui revient au même).

Les arrières plans sont traités exactement de la même façon.
Ils sont simplement différents selon les cas.
pour ma part je suis incapable de dire ce qui a un intérêt ou pas ? quels sont les critères qui fondent votre jugement de ce qui est intéressant ou qui ne l'est pas ?
Ces arrières plans sont tout simplement là, ils sont le contexte et de cela découle à la fois leur intérêt (selon mon point de vue) et leur irremplaçabilité.
Cela étant c'est ce genre de remarque qui m'incite à penser que ce n'est pas la manière dont j'ai exprimé le rapport entre le style documentaire et ce travail sur laquelle vous tiquez, mais simplement ce rapport, ou peut-être sont-ce les fondements du style documentaire qui ne vous intéressent pas.
Re: présentation airV
mercredi 19 septembre 2018 14:07:02
Ok.
Donc si vous n'arrivez pas à faire partager l'intérêt de vos arrières plans ce n'est pas votre problème, de plus vous avez eu des compliments qui "neutraliseraient" de fait les critiques qu'on pourrait formuler ici. C'est ça ?
Il est donc inutile d'aller plus loin dans la critique de vos images.

Reste votre texte, j'ai deux questions : c'est quoi le "style documentaire" ?
C'est quoi votre idée du "tableau" ?
Re: présentation airV
mercredi 19 septembre 2018 15:39:00
Zoran écrivait:
-------------------------------------------------------
> Donc si vous n'arrivez pas à faire partager
> l'intérêt de vos arrières plans ce n'est pas
> votre problème, de plus vous avez eu des
> compliments qui "neutraliseraient" de fait les
> critiques qu'on pourrait formuler ici. C'est ça
> ?
> Il est donc inutile d'aller plus loin dans la
> critique de vos images.

Non je n'ai pas dit cela
Je vous ai demandé ce que vous entendiez par un arrière plan intéressant ? je n'ai pas de réponse.
Je vous ai répondu que pour moi il était intéressant de fait puisqu'il était là et avait de toute façon participé à "l'accroche" qu'avait provoqué la vue, même fugitive de l'édicule.
De mémoire je détaille cela dans l'entretien dont j'ai mis le lien.

Vous écriviez que le rapport entre la façade de l'édicule et l'arrière plan n'est pas ce que je recherche. Comment voulez-vous que je vous laisse affirmer cela, alors qu'il est ce que je recherche car mis au point après des essais.
Il ne s'agit pas de quelque chose de constaté après-coup, mais de sciemment expérimenté à partir du matériel que je possédai pour avoir le plan de netteté sur la façade (établi sur le "fronton" où ce qui s'en approche), et la transition la plus douce possible avec la zone de netteté puis le flou. Une fois mes essais faits j'ai soumis cela à divers avis qui ont corroboré le résultat vis à vis de mes attentes. Que ce que je recherche n'est pas ce que vous aimez est tout a fait compréhensible et votre point de vue respectable, il n'en demeure pas moins que vous ne pouvez pas assimiler ce que vous aimez ou attendez à ce que je recherche.

Vous écriviez que les traitements des arrières plans sont inégalement traités. De la même manière je ne peux pas vous laisser affirmer cela alors que justement je veille à ce qu'ils le soient de la prise de vue à la production avec un traitement le plus léger possible et qui se borne à homogénéiser la série. Avec ce que je recherche, le recadrage est (sauf très très léger) interdit car il change le rapport du plan de netteté avec le reste et c'est très visible, notamment dans l'avant plan (qui pour moi est aussi important que l'arrière plan). J'ai expérimenté cela à diverses reprises sur des routes très fréquentées où je m'étais positionné de manière "sure". Cela ne fonctionne pas et j'ai du retourner en jonglant avec les créneaux lumière et traffic parce que je devais être au milieu de la chaussée. Il y a d'ailleurs un ou deux édicules que je n'ai toujours pas réussi à prendre correctement (de mon point de vue) du fait de cela.

Il n'y a pas de neutralisation des personnes qui n'aiment par ceux qui aiment. Simplement lorsqu'on se situe sur le plan de la subjectivité pure, il n'y a rien à opposer, sinon constater que les photos peuvent plaire à certains et pas à d'autres. Effectivement si tous les avis étaient négatifs, il conviendrait de se poser des questions, tout comme d'ailleurs s'ils étaient tous positifs, même si cette variante est plus agréable. Que certaines personnes n'aiment pas, est normal, que d'autres aiment, est rassurant quant au travail et à l'énergie déployée pour cela

> Reste votre texte, j'ai deux questions : c'est
> quoi le "style documentaire" ?
> C'est quoi votre idée du "tableau" ?

Je pensais l'avoir mentionné dans le texte. Il ne s'agit pas de termes ou d'expressions qui sont miennes, mais que j'ai repris.

On doit l'expression "style documentaire" à Walker Evans, pour lequel c'est ce qui existe qui détermine l'image. C'est ce qui me faisait écrire dans mon précédent post que vos remarques étaient peut-être dues en partie au fait que les fondements du style documentaire n'étaient pas parmi ce qui vous intéresse. mais j'en conviens, pure supposition de ma part. Le terme est employé régulièrement pour parler des photographes qui se rattachent à ce mouvement, dont on compte Andreas Gursky et Jeff Wall parmi les photographes contemporains. On le retrouve régulièrement employé au rencontres d'Arles ou ce courant ou son courant frère (celui dit de la nouvelle objectivité) est largement représenté tous les ans. Le travail des Becher est représentatif de la Nouvelle Objectivité.
Olivier Lugon a écrit un livre très intéressant sur le sujet : "Le style documentaire d'August Sander à Walker Evans 1920-1945".

La notion de "tableau" est peut-être moins explicite. Elle se rattache au travail que je fais depuis plusieurs années sur l'intuition et qui nourrit en partie mon enseignement du processus de conception. "Tableau" est emprunté à Roland Barthes dans son analyse du ravissement ou du "coup de foudre". Pour lui le coup de foudre, en l'occurence celui de la personne aimée se matérialise toujours par une mise en situation qui se fige en figure et qu'il appelle "tableau". C'est à cette image crée par un mélange d'élément de la réalité objectale et de l'imagination que je me réfère.

Si vous avez lu l'entretien dont j'ai mis le lien dans mon post précédent, il me semble que ces points tant sur le style documentaire que sur la notion de tableau sont un peu abordés.



Modifié 2 fois. Dernière modification le 19/09/18 15:54 par airV.
Re: présentation airV
mercredi 19 septembre 2018 16:05:04
Vos propos sont aussi vagues et imprécis que vos images.

Le style documentaire dont vous vous réclamez et dont vous donnez une liste fantaisiste de praticiens, et des exemples "paravents" de votre imprécision tient en quelques lignes.

Le seul point avec lequel je suis d'accord c'est votre appréciation du livre de Lugon qui est intéressant et que je vous invite à lire.

Le style documentaire exploite les spécificités du médium photographique, il a été théorisé au milieu des années 20 par les avant-gardes allemandes : travail de précision qui pousse à l'exacte représentation de la chose. Aucun romantisme atmosphérique pictural, totale acceptation de la technique, construction claire de l'image en 6 points, la clarté
- la luminosité contre les effets ténébristes du pictorialisme
- la netteté contre le flou pictorial
- la vision mécanisée, l'art de l'anonymat
- la frontalité
- la lisibilité
- la symétrie

À partir de cette notion rigoureusement établie on peut réfléchir à la question du document/documentaire et articuler une position esthétique intelligible et aller un peu plus loin que Lugon.

Mon conseil : laissez tomber la question du tableau, prenez une chose à la fois, on ne peut pas être au four et au moulin :)
Re: présentation airV
mercredi 19 septembre 2018 16:10:31
Merci pour vos remarques
Re: présentation airV
jeudi 20 septembre 2018 19:35:42
J'aime assez les belles explications, les belles motivations, les courants de pensée ...
Cela ne fabrique pas forcement des photos et/ou cela ne se retrouve pas forcement dans les photos.
Avant de se raccrocher à des écoles de pensée, je pense qu'il faudrait simplement faire des photographies, simplement.
Pour le moment, ce que vous montrez, c'est juste froid ...

Le Grand format et ses contraintes vous aideront sans doute beaucoup à passer à l'étape suivante ...
Re: présentation airV
jeudi 20 septembre 2018 20:00:17
Pour être franc le simple fait de faire des photos pour faire des photos (mon interprétation du « simplement »), ne m’interesse pas le moins du monde. Je ne pense pas que le GF changera quoi que ce soit.
Cette construction du mode de pensée correspond à mon fonctionnement avec ce qu’elle produit, et la froideur en est certainement une composante. Cette production trouve des amateurs et des détracteurs, et j’estime que c’est très bien ainsi.
Re: présentation airV
jeudi 20 septembre 2018 20:09:08
airV écrivait:
-------------------------------------------------------
> Pour être franc le simple fait de faire des
> photos pour faire des photos (mon interprétation
> du « simplement »), ne m’interesse pas le
> moins du monde. Je ne pense pas que le GF changera
> quoi que ce soit.

Vous n'avez pas compris la remarque ...

> Cette construction du mode de pensée correspond
> à mon fonctionnement avec ce qu’elle produit,
> et la froideur en est certainement une composante.
> Cette production trouve des amateurs et des
> détracteurs, et j’estime que c’est très bien
> ainsi.

La froideur, je ne la vois pas comme une composante, ce qui serait un choix, mais non, c'est juste froid ...

Mais si vous êtes content c'est super, où est le problème ...
Mais je ne me place, ni en détracteur, ni en amateur, mais dans la peau du type qui fait une remarque, c'est souvent ce que l'on recherche quand on poste sur le net. Les likes tout le monde s'en fout ...
Re: présentation airV
jeudi 20 septembre 2018 20:45:29
Nestor Burma écrivait:
-------------------------------------------------------

> Vous n'avez pas compris la remarque ...

C’etait une possibilité, d’où ma note entre parenthèses. Toutefois l’imprécision de la remarque pouvait donner lieu à cette interprétation . Je serai bien entendu heureux de saisir le sens que vous donniez à cette remarque.



> La froideur, je ne la vois pas comme une
> composante, ce qui serait un choix, mais non,
> c'est juste froid ...
>
> Mais si vous êtes content c'est super, où est le
> problème ...
> Mais je ne me place, ni en détracteur, ni en
> amateur, mais dans la peau du type qui fait une
> remarque, c'est souvent ce que l'on recherche
> quand on poste sur le net. Les likes tout le monde
> s'en fout ...

On poste sur le net pour diverses raisons, les remarques peuvent être une de ces raisons.
Je suis d’accord avec vous les like on s’en fout, toutefois comme vous vous placez uniquement sur le plan d’un ressenti, cela revient exactement à liker ou à disliker avec un autre mode d’expression qu’un émoticône.
Re: présentation airV
jeudi 20 septembre 2018 21:28:42
Conseil numéro 12 : Faites les plus belles images possibles. Un jour chacune de vos photographies devra tenir seule, au mur, dans un grand silence et en face de quelqu’un qui n’a jamais entendu parler de vous. Si vous voulez durer, pensez-y.

(Henri Peyre)

--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
L'amour, c'est comme les clébards
Il faut le sortir, sinon ça s'attaque aux pantoufles...
(Jean et Germaine)
Re: présentation airV
jeudi 20 septembre 2018 22:00:57
airV écrivait:
-------------------------------------------------------
> Nestor Burma écrivait:
> --------------------------------------------------
> -----
>
> > Vous n'avez pas compris la remarque ...
>
> C’etait une possibilité, d’où ma note entre
> parenthèses. Toutefois l’imprécision de la
> remarque pouvait donner lieu à cette
> interprétation . Je serai bien entendu heureux de
> saisir le sens que vous donniez à cette
> remarque.
>
>
>
> > La froideur, je ne la vois pas comme une
> > composante, ce qui serait un choix, mais non,
> > c'est juste froid ...
> >
> > Mais si vous êtes content c'est super, où est
> le
> > problème ...
> > Mais je ne me place, ni en détracteur, ni en
> > amateur, mais dans la peau du type qui fait une
> > remarque, c'est souvent ce que l'on recherche
> > quand on poste sur le net. Les likes tout le
> monde
> > s'en fout ...
>
> On poste sur le net pour diverses raisons, les
> remarques peuvent être une de ces raisons.

Sans doute

> Je suis d’accord avec vous les like on s’en
> fout, toutefois comme vous vous placez uniquement
> sur le plan d’un ressenti, cela revient
> exactement à liker ou à disliker avec un autre
> mode d’expression qu’un émoticône.

Que vous croyez, je me suis plutôt placé sur le mode du type qui croise le baratin exprimé et les images montrées et pour rester gentil, les experts sont toujours gentils, froid, il ne reste rien d'autre ....

Rien à voir avec un émoticône ...

Mais, mon camarade Zoran vous avait, en d'autre terme, déjà fait la même remarque ...
Re: présentation airV
jeudi 20 septembre 2018 22:06:38
airV écrivait:
-------------------------------------------------------
> Pour être franc le simple fait de faire des
> photos pour faire des photos (mon interprétation
> du « simplement »), ne m’interesse pas le
> moins du monde. Je ne pense pas que le GF changera
> quoi que ce soit.

Où vous croyez-vous ?

> Cette construction du mode de pensée correspond
> à mon fonctionnement avec ce qu’elle produit,
> et la froideur en est certainement une composante.
> Cette production trouve des amateurs et des
> détracteurs, et j’estime que c’est très bien
> ainsi.

On ne peut rien pour vous, votre travail est faible tant au niveau de la formulation que de la pratique, il est nécessaire de vous mettre au travail. Vous pouvez aligner tous les titres de presse aussi prestigieux soient-il vous ne ferez pas illusion, une critique de tout cela a été formulée ici depuis longtemps. Vos exemples de photographes artistes sont cités au risque de rencontrer ici des gens qui les ont côtoyés et/ou analysés. Vous dites ne pas chercher du like, très bien mais pour l'instant c'est difficile de le croire.
A part ça vous êtes le bienvenu.
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