Rétrospective Irving Penn au MET de New-York et à Paris jusqu'au 29/01/2018 - hommage au Rolleiflex
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Rétrospective Irving Penn au MET de New-York et à Paris jusqu'au 29/01/2018 - hommage au Rolleiflex

Envoyé par Emmanuel Bigler 
[mise à jour de novembre 2017] voir également la rétrospective Irving Penn au Grand Palais à Paris (75-F) jusqu'au 29/01/2018

Lu sur le groupe de discussion Rollei, info de M. Frank Deutschmann
https://www.freelists.org/post/rollei_list/Irving-Penn-at-the-Met

Rétrospective au MET (eh oui, y'a pas que le MoMA à NYC) pour célébrer les 100 ans qui se sont écoulés depuis la naissance d' Irving Penn (1917 - 2009).

Du 24 avril au 30 juillet 2017.

https://frenchmorning.com/met-rend-hommage-photographe-irving-penn/

http://www.harpersbazaar.com/culture/features/g8769/irving-penn-metropolitan-museum-exhibit/

Selon M. Deutschmann (un patronyme fait comme un gant pour un admirateur de ce qui est hergestellt in Deuschland), pas mal de photo carrées de cette expo du centenaire sont prises avec un rollei-bi.
J'aimerais bien voir ces tirages ! Peut-être que cette expo tournera dans le monde, et viendra en Europe ?

Voici, trouvée par M. Deutschmann, une belle image montrant le maître au travail dans l'une de ses fameuses séries de portraits, ici, avec un rollei-bi sur pied (eh oui, y'a pas que le blad qui peut s'utiliser à main levée ;-) )

http://images.vogue.it/imgs/galleries/encyclo/fotografi/009227/large-010129-nyet820-irving-penn--146794_0x420.jpg

E.B.



Modifié 2 fois. Dernière modification le 03/11/17 12:33 par Emmanuel Bigler (modérateur).
Mais Penn avait aussi un (des ?) Blad(s), avec trois encoches dans le côté gauche de l'image au lieu de deux...

[philippe.grunchec-photographe.over-blog.com]
Re: Rétrospective Irving Penn au MET de New-York (et hommage au Rolleiflex) [24/4 - 30/7/2017]
vendredi 12 mai 2017 21:14:21
Ce qui est curieux sur la photo de PENN avec son Rollei c'est que le viseur cheminée ressemble sérieusement au modèle Hasselblad avec la bague de correction dioptrique chromée. A ma connaissance, le rare viseur cheminée qui existait pour le Rollei bi n'avait pas de bague chromée. Donc Penn aurait il adapté le viseur cheminée Blad sur son Rollei avant que Baier ne nous fasse son adaptateur ?
Donc Penn aurait il adapté le viseur cheminée Blad sur son Rollei avant que Baier ne nous fasse son adaptateur ?

Bravo Yann, l'évidence nous saute désormais aux yeux !

Rolleiflex ET Hasselblad, il faut les deux !

E.B.
Rétrospective Irving Penn à Paris jusqu'au 29/01/2018 - hommage au Rolleiflex
vendredi 3 novembre 2017 12:31:26
Mise à jour début novembre 2017 : comme espéré, l'exposition Irving Penn est en Europe.
En particulier, au Grand Palais à Paris (75-F) jusqu'au 29/01/2018.
http://www.grandpalais.fr/fr/evenement/irving-penn

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Or donc, nous voici le lundi 30/10/2017 dans la capitale française.

On commence les flâneries par le Boulevard B. : très mauvaise idée, car la plupart des magasins de foto bien connus sont fermés le lundi, un peu comme certaines boulangeries. Qu'à cela ne tienne, on va se diriger vers Pompidou-Beaubourg à pied par le Marais. En évitant volontairement de passer devant le centre culturel suisse pour ne pas être tenté par les publications de Plonk et Replonk (le calendrier 2018 est paru).

De mémoire, il y avait chez Pompidou-Beaubourg une expo-foto recommandée par mon magazine culturel favori, GP.info, mais hélas la queue pour passer le portique de sécurité s'étendait sur toute la pente, complétée par un appendice à nonante degrés, de plusieurs dizaines de mètres de long. Décourageant (** note 1).

Bon, alors on tente Irving Penn au Grand Palais ; retour au métro Châtelet pour prendre la ligne une jusqu'à Champs-Élysées-Clemenceau.

Normalement, pour ce genre d'expo parisienne, à moins de posséder quelque coupe-file dont la France a le secret, les temps d'attente font peur.

Devant l'entrée de l'expo, il y a au moins cinq files différentes, je finis pas trouver celle du pékin-lambda-nez-en-l'air-de-province qui n'a, évidemment, rien organisé, rien réservé.
Bravement, je m'avance et je vois une pancarte indiquant une heure d'attente. Cette fois, stoïque, je décide de rester en me reprochant de ne pas avoir pris un bouquin (oui, je sais, d'autres regardent leur mél, commandent un yukulélé en promo chez Thomann-GmbH en Allemagne, ou bien se livrent à des p'tits jeux pour tuer le temps, grâce à leur téléphone portable).


Je vois, dans la file voisine, celle des gens bien organisés qui ont réservé à l'avance et à distance, plusieurs groupes de dix qui me passent devant le nez ; mais, ô miracle, au bout de 35 minutes, je suis devant la première foto de Penn, un coup de chance : j'avais dû tomber dans un creux exceptionnel de fréquentation de l'après midi, car en me retournant une dernière fois avant de monter les marches, je vois que la queue des pékins-lambda s'allonge jusqu'à l'affreux panneau « 2 heures d'attente ».

Une fois dans l'expo, évidemment et égoïstement, on change de point de vue et on se félicite bien au contraire de ce que les autorités ne fassent entrer les visiteurs qu'au compte-goutte. Bref, amies lectrices, amis lecteurs, débrouillez-vous comme vous voulez, mais si vous vous pointez le nez en l'air sans avoir réservé, vous devrez vous armer de patience.

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Bon, c'est une très belle expo, fort bien groupée par thèmes et par ordre chronologique, on peut donc sauter facilement les groupes d'images qui ne paraissent pas intéressants.

La série des « petits métiers » est très bien représentée, je ne connaissais de ces images que des reproductions dans le bouquin que j'avais acheté il y a quelques temps,
Irving Penn - Small Trades - Getty Publications (2009) ISBN 978-0892369966


J'ai trouvé que les platines palladiums de cette série étaient un peu durs, cela ne m'avait pas frappé dans le bouquin, mais là, comme il y a dans l'expo d'autres tirages à l'agrandisseur sur gélatino-bromure, on peut comparer les rendus facilement.

Comme annoncé en avril au lancement de cette discussion, le Rolleiflex est à l'honneur.
On nous montre ce qui est censé être la toile de fond grise et assez râpée utilisée pendant des années par Penn.
Placé comme pour prendre un portrait devant cette toile, trône un Rollei-bi de l'immédiat après-guerre, pas celui de Penn, mais (nous dit-on), un du même modèle, vissé sur un pied qui pourrait être effectivement celui de Penn.
Donc les rolleiphiles ne boudent pas leur plaisir, d'autant plus que devant ce flex-bi, exceptionnellement, on ne se marchait pas sur les pieds comme devant les photos exposées.
Mais comme nous ne sommes pas fétichistes et que nous rétorquons, en général « seul le résultat compte », nous allons faire nos dévotions non pas devant le Saint Suaire Gris ni devant l'heilige Kamera aus Braunschweig, mais devant trois magnifiques portraits carrés,

celui de Colette (daté de 1951)

celui de Jean Cocteau (daté de 1950)

et celui de Cecil Beaton, en cape noire comme un artiste du XIXe siècle.

La magie du Rolleiflex est là, couplée à celle d'un tirage direct de haut de gamme à l'agrandisseur, les images apparaissent plus nettes et avec une meilleure gamme de gris, que les platines-palladiums vus juste avant.

Donc, finalement, que faire de mieux que cette combinaison de matériel, de film et de procédé de tirage photochimique et analogique que j'ai pratiquée irrégulièrement depuis 40 ans ... sans jamais en avoir atteint les limites.

Pour le ravissement du rolleiphile, on nous projette un petit footage (non, pas l'un des ces F...ges de G... le dont nous raffolons à Art Basel) ... de film super-huit tourné au Maroc en septante-et-un par madame Lisa Fonssagrives-Penn elle-même. On y voit son auguste mari au boulot en train de prendre en foto avec son flex-bi, des familles du pays en costume local, installées devant l'inénarrable toile grise, le tout sous une tente moyennement berbère mais apparemment très efficace pour couper le vent.

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Dans l'une des dernières salles de l'expo, un portrait carré de Truman Capote est marqué comme étant un tirage platine palladium, les tons sont nettement plus chauds que dans la série des petits métiers, la netteté est parfaite, la gamme de gris également. Et les mauvaises langues d'ajouter : presque aussi bon qu'un tirage direct à l'agrandisseur, sur baryté gélatino-bromure !


Une salle est consacrée à des mégots de cigarettes, photos prises en macro, également tirées sur platine palladium. Sous cloche, on peut voir dans un autre endroit, à côté d'une Deardorff 20x25 cm, un blad 503CW complet avec une palanquée de bagues-allonge (traduit mot à mot sur le carton par « tubes d'extension » ... une expression que personne n'utilise dans la francophonie ... passons) , ... bagues-allonge pour lesquelles on espère que ça n'a jamais coincé du tourillon.

J'entends à nouveau le choeur du persiflage :
« Mais à quoi bon faire du tirage platine-palladium, si c'est pour montrer des mégots de cigarettes !!»

À cela nous répondrons, évidemment : j'en connais qui ont fait des photos de boîtes métalliques écrasées (** note 2), avec tirages palladium !!


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Voilà, c'est une bien belle expo, avec beaucoup de monde (** note 3), étonnant pour des photos qui ne devraient intéresser qu'une minorité de spécialistes !
Et pour ceux qui s'inquiéteraient de savoir si la petite librairie obligatoire en fin d'expo est bien approvisionnée, nous dirons : August Sander et Karl Bloßfeld y sont en tête de gondole : un tel musée ne peut donc pas être entièrement mauvais !



(** note 1) le premier qui dit : « Pour nos expo-foto, nous n'allons qu'à Winterthour (ZH-CH) parce qu'il n'y a que des expos haut-de-gamme et qu'on n'y fait pas la queue », aura un gage.

(** note 2) et celui qui dit : « ... et même des piles de boîtes », aura également un gage.

(** note 3)
Brèves de Comtois

- Ch'te mets au défi de m'trouver un truc où il est question de Rolleiflex, de Blad, de Deardorff 20x25, de macro, de tubes-allonge, de tirages gélatino-argentiques et de tirages platine-palladium, où la parité (H/F) soit, non seulement atteinte, mais même dépassée par le genre F !

- Hmmm... ce que tu dis ressemblerait un peu au forum GP.info & ses rencontres amicales sur le terrain, mais pour la parité (H/F), y faudra r'passer au siècle prochain !

- Eh oui, mais ça existe, et c'est en France, aujourd'hui !

- Impossible ! ¡Imposible! Impossibile! Unmöglich! Niemozliwy!


- Eh-eh ... il suffit de regarder le public qui visite l'exposition Irving Penn au Grand Palais (jusqu'au 29/01/2018, qu'on se le dise !)


E.B.



Modifié 3 fois. Dernière modification le 03/11/17 23:47 par Emmanuel Bigler (modérateur).
Merci Emmanuel pour ce joyeux retour d'expérience :) Je m'en vais prendre des coupes-file "à la française" dans la minute !
Re: Rétrospective Irving Penn à Paris jusqu'au 29/01/2018 - hommage au Rolleiflex
vendredi 3 novembre 2017 15:06:25
Je m'en vais prendre des coupes-file "à la française" dans la minute !

Bonne visite !
Je suis preneur du retour d'expérience sur le terrain, on promet que l'attente est limitée à 1/2 heure si on a fait l'effort de réserver, j'espère que le système tient ses promesses. Vous nous raconterez.

J 'avoue ne pas voir d'autre solution pour étaler l'afflux de visiteurs dans la journée ...

Mais bon, dans ma file, il y avait, de ce que j'entendais de bribes de conversation, des représentants du monde entier en visite à Paris ... donc on est, évidemment, très fier que not' bonn' capitale apparaisse parfois comme le centre du monde artistique ;-)

E.B.
Re: Rétrospective Irving Penn à Paris jusqu'au 29/01/2018 - hommage au Rolleiflex
vendredi 3 novembre 2017 21:35:08
La rumeur dit que dans cette queue se trouvaient même des Suisses de Winthertour qui reprenaient contact avec l'humanité ;-)
De mémoire, il y avait chez Pompidou-Beaubourg une expo-foto recommandée par mon magazine culturel favori, GP.info, mais hélas la queue pour passer le portique de sécurité s'étendait sur toute la pente, complétée par un appendice à nonante degrés, de plusieurs dizaines de mètres de long. Décourageant (** note 1).

Bonjour,
J'ai vécu cela le 20oct dernier , jour où je voulais voir mme Brothérus, dernier jour de son expo et aussi dernier jour de l'expo d'un infâme barbouilleur anglais que j'aime bien au demeurant
et que je ne citerai pas, c'est juste ma frustration qui me fait dire cela et La Photographe qui signais ses livres, mais mon train était en gare et je ne pouvais le rater.

Mais revenons à nos Penn, j'avais un billet pris à l'avance, 11h30 était indiqué et le 20 oct premier jour de la Fiac,c'est dire le populot de tous horizons.
J'étais devant les images à 11h45, oui les billets achetés à l'avance sont utiles. Je me suis régalé de voir tous ces originaux, les photos, pas les visiteurs, quoique...J'ai vu de très belles personnes, je me trompe sûrement mais il me semble avoir vu le barbouilleur cité plus haut.
Bon, toutes les remarques d'Emmanuel sont justes et pertinentes et je ne vais pas paraphraser sa prose, ni ampouler ses connaissances iconographiques bien plus grandes que les miennes.
Je ne dirai que cela: allez voir cette expo, on y prend un bain réjouissant de photographie, mais on peut se dire aussi comme moi, qu'il faut réapprendre à photographier, c'est tout!

Belle journée.

Merci Emmanuel, votre prose est délice en ce samedi matin!
... votre prose est ...

Salut amical au pilier du club Jean Renault (74-FR) !!

... et la Comtesse d'ajouter : « Trop de prose nuit à la perception que nous avons de cette feuille de route. »

E.B.
Visite ce jour de l'expo, et file d'attente très réduite en cette matinée, billet avec réservation pour entrée à 11h, nous avons attendus à peine 5 minutes. Mais le pékin lambda aurait attendu tout autant.

A l'intérieur, beaucoup plus de monde en revanche, il faut éviter les attroupements en mode "groupie" devant certaines photos, quitte à y revenir plus tard. De très beaux tirages, et, en néophyte que je suis, des procédés intéressants à découvrir (blanchiment des épreuves surexposées pour la série des nus et le fameux platine-palladium). J'irais donc me renseigner sur ces techniques particulières.

Mes coups de cœur : les photographies de Jean Cocteau, Picasso, Colette et la série des petits métiers qui est effectivement assez fabuleuse.
Les cigarettes m'ont aussi bien "amusé" dans leur thématique que dans leur réalisation. Enfin, les prises de vue au Maroc, aux Amériques et ailleurs sont assez intéressantes.

Une exposition à voir donc !
Mes coups de cœur : les photographies de Jean Cocteau, Picasso, Colette et la série des petits métiers qui est effectivement assez fabuleuse.

Merci de ce compte-rendu ! Nous partageons donc les mêmes coups de cœur !
Images splendides qui doivent être, pour nous, un guide pour l'action !!

E.B.
Expo visitée en fin de matinée : aucune queue à l'entrée à ce moment là, et pour les zartiss affiliés à la maison du même nom, même pas besoin de passer par la billetterie, un justif' et une pièce d'identité à présenter à l'entrée de l'expo en guise de sésame.

J'ai été saisi par le sens de la composition, quelque chose de pictural limite abstrait, dès ses premières photos dans la première salle, et ce jusqu'à la fin, natures mortes, fleurs — les pavots ! — ou personnes bien vivantes ne sont pour lui qu'une même matière à composer…
Dans la même veine, j'ai adoré ses natures mortes de blocs de métal ou de vieux bouts de ferraille, quelque part entre la calligraphie contemporaine et des lithos de Soulages, ainsi que les mégots et autres objets trouvés par terre (gants, godasses…), si graphiques…

J'ai apprécié également ses portraits entre deux murs étroits ou avec le bout de tapis sur quelques caisses, dont la simplicité permet toutes les postures et fantaisies.
On sent bien d'une manière générale qu'il a un certain sens de l'humour (ainsi que certains de ses sujets, Stravinsky et Sternberg par exemple), et les petits métiers témoignent d'un second degré faisant parfois penser à Tati et Étaix.

Certains nus m'ont plu mais pas tous, j'ai moins accroché.
Pareil avec les photos d'ethnies même si elles sont très bien réalisées, certains portraits serrés sont forts, mais les poses en plan large façon époque coloniale m'inspirent guère.

Enfin il y a toutes ses photos « iconiques », les portraits parfois culotés de célébrités (Avedon qui d'un œil et une main résume en quelque sorte ce qu'est photographier, Dietrich, Colette, Beaton, Bergman, Miyake, Picasso, les deux portraits à des âges différents de Capote…), et photos de mode très connues, bref une bien belle leçon de photo.

J'aurais bien aimé voir des Miles Davis (on pouvait voir le disque Tutu avec le fameux portrait à la librairie et il y a une photo d'une main de Miles dans le catalogue).

Avant de sortir, outre le catalogue, pour approfondir ses natures mortes, j'ai pris le livre Still life édité par Bullfinch Press (ISBN 0-8212-2702-5), qui recèle aussi de bien belles choses avec une belle qualité d'impression.

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.: jeanbaPhoto ::: jeanbaBlog :.
Une modeste vidéo sur la technique qu'utilisait Penn pour ses tirages multipasses.

[www.metmuseum.org]

Note : registration se traduit par repérage ...
Bonjour à tous,
Exposition impressionnante au Grand Palais à Paris d' Irving Penn.
Tout d'abord des compositions de natures mortes; puis une série de portraits prise dans l'angle d'un studio qui montre le doute caché dans chaque personnalité .
Des photos noir et blanc qui nous entraînent vers la mode avec l' élégance classique de cette époque.
En 1948 Irving Penne voyage au Pérou et photographie les habitants de Cuzco. Ces tirages platine palladium donnent une matière particulière notamment sur les tissus. L'artiste met à l' honneur en 1950-1951 les petits métiers.
Puis comme une rupture une série très personnelle de l'artiste nous interroge: les cigarettes. Ces mégots photographiés dans les rues nous interpellent. A l'époque ces images se sont heurtées à l'incompréhension.

Exposition à voir absolument jusqu'au 29 janvier 2018.
Bonnes photos à tous pour cette nouvelle année, meilleurs voeux.
Caroline
Entendu hier dans la pièce des célébrités: "C'est des gens connus. Stravinsky, ça m'dit quelque chose."
Pour les gardiens du Temple
jeudi 4 janvier 2018 21:48:49
George Hoyningen-Huen
Horst P. Horst
Sont à venir.
Bonsoir,
La rétrospective Irving Penn au Grand Palais est bien plus complète que celle organisée par la National Portrait Gallery à Londres en 2010. On y trouve non seulement un grand nombre de photos classiques du maître, notamment des portraits, mais également d’autres images plus rares, y compris des tirages montrant le photographe en action.
Les thématiques des salles ont visiblement été inspirées par certaines monographies de l’auteur. Ainsi, à côté d’une série remarquable sur les mégots, la sélection des natures mortes récentes reprend certaines choix du photographe dans A notebook at random, avec notamment des dessins, laissant ainsi parfois dans l’ombre d’autres photographies qu’il a publiées dans des magazines ces deux dernières décennies, ou encore certaines oeuvres réalisées pour la publicité, à mon avis tout à fait dignes d’intérêt.
Les iconomécanophiles, après avoir été éberlués de voir un Automat 3.5B affublé d’un Rolleikin, ne pourront en revanche qu’être admiratifs devant sa Deardorff 8x10, mais ne croiront pas nécessairement la légende pouvant donner l’impression que le Fuji 240A daterait lui aussi de 1956.
Une superbe exposition qu’il ne faut pas manquer … elle n’est là que jusqu’au lundi 29 janvier !
Nous avons fait la fermeture avec Vent de Sable hier midi : c'était effectivement une très belle exposition.

Je ne suis pas fan de la démarche "collection des indigènes", qui attendent bien sagement que le maître les mouline au Rolleiflex; cela étant, et c'est peut-être ce qui est assez fascinant, c'est qu'il se passe quelque chose dans cet espace qu'il dépose dans un univers complètement différent (malgré tout je ne partage pas son assertion selon laquelle les deux parties seraient dans un sorte d'égalité, en territoire neutre; au contraire j'estime que ce studio lui permet - et à lui seul- de se protéger de cette perturbation culturelle).

Sur le plan technique, le problème c'est que je ne vois point de salut en dehors du platine palladium; le baryté "gélatino-argentique" - et tout particulièrement à travers les quelques tirages modernes- souffre indéniablement de cette très cruelle comparaison.
Sur le plan technique, le problème c'est que je ne vois point de salut en dehors du platine palladium; le baryté "gélatino-argentique" - et tout particulièrement à travers les quelques tirages modernes- souffre indéniablement de cette très cruelle comparaison.

Salut Marc et content que vous soyiez allé voir cette belle expo.

Pour les tirages, je suis plus nuancé que toi, j'ai admiré inconditionnellement le portrait de Colette qui est un gélatino-bromure ; je ne sais pas si le tirage est des années 40-50 ou récent, mais cette série avec Sir Cecil en cape noire est somptueuse et fait évidemment de l'association du rolleiflex et du tirage à l'agrandisseur la combinaison de rêve pour tout amateur ... qui rêve sur les forums au lieu de faire des images ;-)

En revanche j'ai trouvé les palladiums des petits métiers parisiens plus durs en vrai que dans les repros du bouquin que j'avais acheté il y a quelques années. Et je ne les ai pas trouvé très nets en comparaison du portrait de Colette.
Ceci étant dit il y a un portrait de Truman Capote qui est censé être un palladium, années 1960 (??) et qui a une bien plus belle gamme de « gris » que les petits métiers, et qui est archi-net.

Sinon au chapitre des réserves, le seul intérêt que j'aie trouvé à la série des mégots est de voir le matos en action, le blad bardé de bagues-allonge et harnaché de flash et de câbles, avec le maître au ras du sol en train de faire sa MaP.

E.B.
De mon côté j'ai été vraiment impressionné par le talent de portraitiste de ce monsieur et souvent aussi j'ai été confronté à l'émotion, face à la beauté (ce profil, choisit pour l'affiche), face à la personnalité transcrite (Picasso, Colette et d'autres), face à la banalité mise en scène (ces mégots justement). Ça valait le coup d'aller voir :)

Et aussi, et avant, j'avais envie d'aller voir au jeu de paume, Albert Renger-Patzsch, c'était très intéressant, et avait un parfum d'utilité culturelle (enfin pour moi, naturellement :)

Jean-Yves, ignorant incertain :)
Jean-Yves, ignorant confirmé ;)

Si tous les ignorants (comme toi J-Y) confirmés ou pas du monde pouvaient se donner la main.....:-)

Belle soirée
J'ai vu cette exposition avec intérêt et plaisir le mois dernier.

N'ayant pas pris de notes excusez pour les imprécisions:
Il y a un portrait "ethnique" au titre "portrait au visage rose" (ou quelque chose comme ça...) présenté sous deux versions, une noir et blanc (Gélatino-bromure ou platine palladium) et une couleur légendée "tirage par destruction de couleurs" (ou quelque chose comme ça...).

Quelqu'un peut il me dire à quoi correspond techniquement cette deuxième version?

Je crois avoir vu cette image sur le net mais je n'ai pas retrouvé où.
Bonsoir,

L'un des plus célèbres papiers "silver dye bleach" a été commercialisé sous le nom de Cibachrome.

Thibault
Regrets éternels !

JLM
@ Jean-Paul
j'imagine que vous faites allusion à cette image .

C'est un tirage platine palladium... et effectivement elle se trouvait en-dessous de sa version originale en couleur qui avait moins d'impact. Merci à Thibault pour cette transcription intelligible du processus à destruction de couleurs, qui a certainement été la réponse à un problème de déontologie de la RMN qui doit interdire les publicités pour les produits Illford ;-)

@ Emmanuel, que je salue bien bas (mais point trop pour éviter le lumbago ;-)

Alors, en toute franchise, oui, en abordant ce portrait de Colette, il peut y avoir un premier temps méprise, car les hautes lumières - notamment sur la partie gauche de son front (donc à droite de l'image) - sont assez brûlées, une caractéristique assez présente dans les tirages platine exposés. Je n'ai pas particulièrement aimé ce tirage, que j'ai trouvé sec, ou anguleux, dans son rendu.

Dans le cas des platines, ces HL sont beaucoup moins présentes, et leur contraste local rendait pour moi entièrement justice à la sophistication des matières, avec ces rendus sompteux comme on peut s'en apercevoir ici. . Et je parle bien tirage, et non pas incarnation de l'élégance par Lisa Fonssagrives...

Je partage par contre ton point de vue sur les tirages de la série "petits métiers"..

Enfin, mais nous en avons déjà parlé, j'ai bien retrouvé cette différence sensible, dans le rendu des ombres profondes, entre les tirages vintage et les tirages "modernes" (post 80); les premiers sont certes un poil moins denses, mais ils sont bien moins "secs" et les noirs ne bouchent pas.. quelque chose que je trouve paradoxalement assez difficile à obtenir avec nos barytés actuels. Nous avons fait le jeu avec Jérôme, je ne pense pas m'être trompé à ce petit jeu de devinette. Les papiers (multigrade) actuels m'apparaissent techniquement meilleurs, mais en termes de rendu je suis plus séduit par leurs aînés.
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